Assassinats des conducteurs de motos-taxis, cas répétitifs de viols sur mineures, poursuites des 10 maires la préfecture de Boké et 6 autres de la préfecture de Koundara pour des faits présumés de détournements de deniers publics : Voilà entre autres des faits qui ont marqué l’année 2024 sur le plan Judiciaire dans cette région minière.
Sur le plan judiciaire, l’année 2024 qui s’achève a été marquée par plusieurs événements majeurs dans cette ville minière. D’abord, plusieurs assassinats ciblés à l’encontre des conducteurs de motos-taxis avec les mêmes modes opératoires, ont été enregistrés entre Boké-Kamsar et Sangaredi. Après leur révocation, plusieurs maires de la région ont été inculpés pour des faits présumés de corruption et de détournement de derniers publics.
Aux tribunaux de première instance de Boké et de Koundara, plusieurs sessions d’audiences criminelles ont été tenues avec des cas de viols et d’assassinats. Les villes de Boffa, de Kamsar et de Kolaboui ont également enregistré des mouvements de protestation, réclamant la plupart, l’eau, l’électricité et l’amélioration des conditions de vie des travailleurs dans les sociétés minières.
La montée de la criminalité dans la commune urbaine et les villes environnantes avait conduit le procureur de la République près le TPI de Boké en février 2024, à inspecter tous les motels et débits de boissons de la commune urbaine. Une opération qui a permis de découvrir certains lieux de prostitution à ciel ouvert et au cœur de la ville. Sur le terrain, huit (8) interpellations ont été opérées avec la fermeture d’un motel non conforme.
L’autre fait marquant en 2024 aussi, concerne, la lutte contre la vente illicite des produits pharmaceutiques. Aux tribunaux de première instance de Boké et de Koundara, plusieurs personnes ont été jugées et condamnées pour vente illicite de produits pharmaceutiques ou de produits impropres à la consommation.
A Boké par exemple, une opération mixte composée de la police judiciaire et des agents de la Santé, pilotée par le procureur de la République avait lancé l’assaut contre ceux qui étaient impliqués dans cette affaire. De cette opération, plusieurs vendeurs illégaux des produits prohibés ont été interpellés, des pharmacies fermées, et une importante quantité de médicaments brûlée.
En Mars 2024, une session des audiences criminelles a été lancée avec 15 dossiers au rôle. La plupart de ces dossiers étaient liés aux viols notamment sur mineures. Pour freiner le fléau, des lourdes peines ont été prononcées contre les violeurs. A cela, s’ajoute l’affectation des nouveaux magistrats au TPI de Boké.
Sur le plan Judiciaire toujours, la tenue des audiences administratives foraines destinées à l’état civil, a suscité assez d’engouements au sein de la population de cette ville minière. A la Mairie de Boké par exemple, 2032 jugements supplétifs ont été transcrits en 2024.
Depuis Boké, Mamoudou DIALLO, pour Lerevelateur224.com.

