La Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a ordonné, ce lundi 19 octobre 2026, la jonction des procédures visant les huissiers de justice Me Sory Daouda Camara et Me Mandjou Sangaré, ainsi que l’avocate Me Halimé Saad Chaloub. Les trois professionnels du droit sont poursuivis dans un dossier lié à une saisie-attribution de créances pratiquée en 2018.
L’affaire impliquant deux huissiers de justice et une avocate a connu un nouveau développement ce lundi 19 octobre devant la CRIEF. À l’audience, la Cour a décidé de joindre les procédures concernant Me Sory Daouda Camara, président de la Chambre nationale des huissiers de justice de Guinée, Me Mandjou Sangaré et Me Halimé Saad Chaloub.
Cette décision fait suite à une demande formulée par Me Pépé Antoine Lamah, conseil de la partie civile, et soutenue par le ministère public. Les deux parties ont invoqué des liens de connexité entre les dossiers pour justifier leur jonction.
La Cour a fait droit à cette demande en se fondant sur l’article 452 du Code de procédure pénale.
À l’origine de cette affaire, une plainte déposée par Ecobank Guinée, qui conteste les conditions d’une saisie-attribution de créances pratiquée en 2018 dans le cadre d’un litige impliquant la société Africof.
Depuis l’ouverture des poursuites, les deux huissiers ont fait l’objet de plusieurs décisions de rejet de leurs demandes de mise en liberté provisoire, la CRIEF ayant maintenu leur détention.
À la suite de la jonction des procédures, l’audience a été suspendue pour une durée de 30 minutes. Le dossier devait ensuite être repris ce lundi pour les débats et les plaidoiries.
Mohamed FOFANA, depuis la CRIEF, pour Lerevelateur224.com.

