Âgée d’une quarantaine d’années et domiciliée à Matoto Khabitaya, M’mah Kaba lance un appel à la solidarité pour financer son traitement médical. Souffrant d’une maladie dont elle ignore la nature exacte, cette femme affirme avoir épuisé ses ressources financières après plusieurs consultations et examens. Aujourd’hui, elle sollicite l’aide des personnes de bonne volonté pour poursuivre ses soins, dont le coût total est estimé à 6 millions de francs guinéens.
Selon son témoignage, les premiers symptômes sont apparus après le décès de son mari. Pensant initialement souffrir d’une infection vaginale, elle a entrepris plusieurs traitements sans obtenir d’amélioration.

« C’est à la suite du décès de mon mari que cette maladie a commencé. Au début, j’ai pensé que c’était une infection vaginale, quand j’ai informé ma sœur, elle a pensé à la même chose ensuite, on a fait des traitements mais comme ça n’allait pas, on m’a conseillé d’aller voir un docteur qui m’a fait une écho, puis m’a prescrit des médicaments en me disant : “Quand tu auras fini de prendre ces produits, il faudra te rendre à l’hôpital de calière”», a-t-elle raconté.
Après avoir commencé à prendre les médicaments prescrits, M’mah Kaba affirme avoir ressenti des douleurs qui l’ont conduite à se rendre à l’hôpital de Carrière. Sur place, elle explique avoir subi plusieurs examens, notamment pour rechercher une éventuelle tuberculose.
« Là-bas, on faisait le lavage de mon ventre en tirant de l’eau, pensant que c’était la tuberculose c’est à la suite des examens effectués qu’ils m’ont affirmé que ce n’était pas la tuberculose, mais ils n’ont pas précisé la nature de la maladie », a-t-elle indiqué.
Après son passage à l’hôpital de Carrière, elle a été orientée vers une clinique située à Sangoyah. Selon son récit, le médecin qui l’a reçue lui a expliqué que son utérus était enflé et que cela serait à l’origine du gonflement de son ventre. Des examens complémentaires, dont un scanner, lui ont alors été demandés.
Face au coût élevé des examens, la patiente affirme avoir dû vendre certains de ses biens pour tenter de financer sa prise en charge.
« Là-bas également, on m’a orientée vers une clinique située à Sangoyah. Lors de la consultation, Dr Keita m’a indiqué que c’était l’utérus qui était enflé et que c’est ce qui avait provoqué le ballonnement de mon ventre. Ainsi, il a dit qu’il pouvait me traiter, mais qu’avant, il fallait faire quelques examens et un scanner, qui était extrêmement cher pour nous. Mais comme je voulais me rétablir au plus vite, et que cela a coïncidé aussi avec la maladie de notre maman, nous n’avions plus d’espoir. J’ai donc décidé de vendre mes objets de valeur pour me faire soigner… », a-t-elle souligné.
Malgré ses difficultés, M’mah Kaba explique avoir réussi à effectuer les autres examens. Le scanner, dont le coût était initialement fixé à 2 300 000 francs guinéens, a toutefois été retardé, faute de moyens suffisants.
« On a fait tous les autres examens, mais on a un peu retardé le scanner à cause du manque d’argent (2. 300 000 GNF). Mais on a pu trouver 2 100 000 GNF et le Dr a accepté », s’est-elle lamentée.
Après la réalisation du scanner, une nouvelle ordonnance lui a été prescrite pour un montant de 3 000 000 GNF. Selon elle, le coût global du traitement s’élèverait à 6 000 000 de francs guinéens, une somme qu’elle affirme être désormais incapable de réunir.

« Après le scanner, il a prescrit une ordonnance qui s’élève à 3 000 000 de francs guinéens et, pour le traitement complet, il a dit qu’il fallait 6 000 000 GNF, alors que nous n’avons plus d’argent », a-t-elle ajouté.
Au-delà des difficultés financières auxquelles elle fait face, M’mah Kaba évoque également une situation familiale douloureuse. Elle affirme avoir donné naissance à huit enfants, mais les avoir tous perdus.
Aujourd’hui, elle espère pouvoir compter sur la générosité des citoyens et des personnes de bonne volonté pour financer la suite de ses soins.
« De ce fait, nous sollicitons l’aide des bonnes volontés pour venir à mon secours afin que je puisse recouvrer la santé le plus vite possible. Au nom de Dieu, aidez-moi ! Je suis issue d’une famille pauvre. J’ai donné naissance à huit enfants, mais malheureusement, ils sont tous décédés. Je n’ai donc pas d’enfants… », a-t-elle affirmé.
À travers cet appel, cette habitante de Matoto Khabitaya espère mobiliser une chaîne de solidarité pour faire face aux dépenses médicales et poursuivre son traitement.
Les personnes souhaitant lui venir en aide peuvent la contacter au 626 23 60 79.
Mohamed FOFANA, pour Lerevelateur224.com.

