Au lendemain de la rentrée parlementaire officielle marquée par le lancement des travaux de la 10ème législature une grande première sous la Vème République, l’effervescence est encore palpable dans les couloirs du Palais du Peuple.
Rencontré ce mardi 6 octobre 2026, l’honorable Aly Badra Condé, député de Kankan et premier vice-président de la Commission Communication et Nouvelles Technologies, s’est exprimé avec véhémence sur les nouvelles orientations et priorités de la représentation nationale.
Un contrôle rigoureux de l’action gouvernementale
Affichant un optimisme résolu, le député a rappelé la volonté d’inciter à un changement radical dans la gouvernance et le suivi des affaires publiques. Pour Aly Badra Condé, cette nouvelle législature entend marquer une rupture nette avec les pratiques du passé.
« Aujourd’hui, nous sommes députés de la GMD. Alors, notre président Mamadi Doumbouya est au pouvoir, et il a demandé et c’est ce qui est dit par les textes naturellement , c’est de se battre à ce que le contrôle de l’action gouvernementale soit une effectivité », a-t-il déclaré.
Poursuivant sa réflexion sur la responsabilité dévolue aux élus, il a insisté sur l’exigence d’une reddition de comptes sans complaisance.
« Cette 10ème législature ne sera pas comme les autres législatures. Il faut qu’à un moment donné, on accompagne le président. Et pour l’accompagner, il faut contrôler l’action gouvernementale. Lui ne peut pas tout contrôler, mais aujourd’hui, il faut qu’on contrôle. Il faut qu’on sache l’argent qui est sorti d’un département A est parti où exactement ? Est-ce que ça devrait partir à Beyla là-bas, quelque part à Kankan ? Est-ce que c’est parti ? Est-ce que ça a été investi ? (…) Il faut interroger ce qu’a fait, ce qui est en train d’être fait et tout ce qui est fait par le gouvernement », a-t-il martelé.
« Des députés d’acte, pas de parole »
Déterminé à faire valoir l’intégrité et l’engagement de la jeunesse parlementaire, l’élu de Kankan rappelle que l’intérêt général doit prévaloir sur toute considération personnelle ou matérielle.
« Nous sommes dans cette optique, nous sommes des jeunes députés, nous ne sommes pas là pour se faire de l’argent. On n’est pas venu ici pour gagner de l’argent, non. On est venu pour écrire une histoire qui sera lue demain par nos enfants. Donc c’est ça la vérité : l’homme fait l’histoire, mais l’histoire ne retient que les grands faits des hommes. Donc en aucun cas on n’hésitera. Cette 10ème législature sera une législature, en toute sincérité et en toute honnêteté, d’action, pas de parole », a-t-il souligné.
Un message rassurer pour les populations
Face aux attentes nombreuses du peuple guinéen, Aly Badra Condé a tenu à lancer un message d’assurance quant à la fermeté et au sens du devoir qui animeront les élus tout au long de cette législature.
« La seule chose que la population doit comprendre aujourd’hui, c’est l’audace même dans la parole. En fait, on est audacieux dans la parole. En fait, on n’est pas venu pour chercher de l’argent. On ne veut pas une amitié avec des départements ministériels, c’est des partenariats qui nous lient. En fait, il n’y a pas d’amitié. On est là pour travailler, on va travailler. Ça, c’est pas parce qu’on est devant la télé ou la radio qu’on parle, on va travailler. On est venu pour travailler, les députés vont travailler parce qu’on veut écrire l’histoire », a-t-il affirmé.
Mamadouba CAMARA, pour Lerevelateur224.com.

