Située à plus de 40 kilomètres du chef-lieu de la préfecture de Koubia, la commune rurale de Pilimini traverse une crise infrastructurelle majeure. Enclavement routier, ponts défectueux et pénurie sévère d’eau potable : le quotidien de ses 32 000 habitants est un véritable parcours du combattant. Face à l’urgence, le maire Mamadou Saliou Baldé tire la sonnette d’alarme et dénonce des travaux inachevés.
Des chantiers routiers bâclés et des ponts coupés
Le désenclavement de Pilimini reste un vœu pieux. La principale épine dans le pied de la municipalité réside dans l’état désastreux de ses ouvrages de franchissement, notamment le pont situé dans le district de Belly.
Le maire déplore amèrement l’échec d’un grand projet de reprofilage routier qui devait relier Pilimini à la sous-préfecture de Salambaldé (préfecture de Mali).

« Une entreprise avait commencé à reprofiler cette route. Nous avons fait des sacrifices pour faciliter les travaux. Fort malheureusement, cette entreprise a mal réalisé les travaux de reprofilage, sans finition, en rendant la route impraticable. Suite à cette situation, nous avons informé le gouverneur de la région administrative de Labé […] mais on a mené plusieurs démarches sans suite favorable », a-t-il déclaré.
À ce désastre s’ajoute un autre point noir : le pont reliant Pilimini à la sous-préfecture voisine de Matakaou n’a toujours pas été reconstruit, isolant un peu plus les citoyens de la zone.
Une crise aiguë d’accès à l’eau potable
Au-delà des routes, c’est l’accès aux besoins vitaux qui préoccupe l’élu local. Plusieurs localités de cette vaste commune rurale sont durement frappées par le manque d’infrastructures hydrauliques. Les villages de Donde, Mboudare et Wonpoma sont particulièrement touchés, exposant les populations à d’énormes difficultés pour s’approvisionner en eau saine.
L’appel à l’aide des autorités locales
Face à l’ampleur des défis dans cette commune composée de 16 districts, les maigres ressources de la mairie ne suffisent pas. Pour atténuer les souffrances de ses administrés, Mamadou Saliou Baldé exhorte l’État central et les ONG à intervenir.
« Nous voulons une aide pour permettre à ces différents villages de se procurer de l’eau potable. Nous demandons au gouvernement et aux bonnes volontés de venir au secours de nos concitoyens », a-t-il lancé.
Tous les regards sont désormais tournés vers les autorités régionales et nationales pour sortir Pilimini de cet isolement grandissant.
De retour de Pilimini, Mamadou Aliou DIALLO, pour Lerevelateur224.com.

