Le Ministère de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction Publique franchit une nouvelle étape décisive dans l’assainissement et la rationalisation des effectifs de l’État. Dans un communiqué officiel daté du 11 septembre 2026, le ministre Faya François Bourouno a annoncé la mise en place d’une procédure mensuelle et automatisée régissant le départ à la retraite des agents publics.
Fini les retards administratifs et la gestion au coup par coup. Désormais, l’admission à la retraite s’effectuera de manière fluide dès l’atteinte de la limite d’âge statutaire.

Un départ effectif le mois de l’anniversaire
La principale innovation de cette réforme réside dans son calendrier : le départ ne se fera plus par vagues annuelles incertaines, mais à la fin du mois au cours duquel le fonctionnaire atteint l’âge limite requis (60 ans, 65 ans ou 70 ans selon les corps et hiérarchies).
Pour appuyer cette dynamique, la tutelle précise que « le Ministère de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction Publique procédera désormais, chaque mois, à l’établissement des arrêtés portant admission à faire valoir les droits à la retraite des fonctionnaires concernés. »
Prévisibilité, transparence et fin des dossiers accumulés
Cette mesure s’inscrit au cœur du chantier de modernisation des ressources humaines de l’État. Elle vise avant tout à apporter de la clarté dans la gestion des carrières et à maintenir un fichier des effectifs rigoureusement à jour.
Selon les termes du communiqué, « cette mesure vise à instaurer une gestion plus régulière, prévisible et transparente des départs à la retraite, à fiabiliser les effectifs de l’Administration publique et à éviter l’accumulation des dossiers de fonctionnaires ayant déjà atteint la limite d’âge statutaire. »
Anticipation et garanties pour les agents
Face à ce changement de rythme, le ministre Faya François Bourouno « invite, par conséquent, l’ensemble des fonctionnaires de l’État à prendre toutes les dispositions utiles pour anticiper leur départ à la retraite conformément à la limite d’âge applicable à leur situation administrative. »
Pour rassurer les futurs retraités quant au traitement de leurs dossiers et au respect de leurs droits, le département garantit un accompagnement rigoureux. Le ministre « rassure les fonctionnaires concernés que les services compétents veilleront à la mise en œuvre régulière de cette procédure, dans le respect des dispositions légales et réglementaires en vigueur. »
Avec ce nouveau dispositif, l’administration guinéenne entend moderniser durablement sa gouvernance interne, offrant aux agents une fin de carrière plus lisible tout en libérant de l’espace pour le renouvellement des compétences au sein de la fonction publique.
Mamadouba CAMARA, pour Lerevelateur224.com.

