L’insécurité continue de faire des victimes dans la région de Siguiri. Dans la nuit de ce vendredi 4 septembre 2026, une violente attaque à main armée s’est produite à Kèdala, un district relevant de la sous-préfecture de Fidako. Deux paisibles citoyens ont été pris pour cible par un groupe de malfrats. Bien qu’ayant obtempéré aux exigences des braqueurs, les deux hommes ont été essuyé des tirs, les blessant grièvement.
Une violence gratuite malgré la reddition des victimes
Le mode opératoire glaçant des bandits illustre la brutalité de cette attaque. Selon les témoignages recueillis, les deux victimes ont été interceptées par un groupe de quatre assaillants armés.
Le Docteur Abdoulaye Bachir Condé, médecin gendarme au sein de la Direction nationale de la justice militaire et médecin d’appui aux urgences médico-chirurgicales de l’hôpital régional de Siguiri, relate les faits au micro de notre correspondant régional.
« À leur arrivée à hauteur des hommes armés, ceux-ci leur auraient demandé de laisser leurs motos. Les victimes n’ayant opposé aucune résistance, elles ont abandonné les engins. Malgré cela, les assaillants ont ouvert le feu sur elles, tirant au total quatre coups de fusil », a-t-il expliqué.
Fort heureusement, malgré la gravité de l’agression, aucune perte en vie humaine n’est à déplorer à ce stade.
Le bilan médical : une évacuation nécessaire pour l’une des victimes
Pris en charge en urgence, les deux blessés présentent des tableaux cliniques différents, détaillés par les services médicaux de Siguiri. Samba Condé (36 ans), agriculteur, père de cinq enfants, a été touché au thorax. Il présente de graves lésions balistiques ayant entraîné une atteinte neurologique importante au niveau de la main (suspicion d’atteinte du nerf radial).
Les infrastructures locales ne permettant pas de traiter cette lésion, son transfert vers un service spécialisé en neurochirurgie est actuellement envisagé.
Également agriculteur, Youfou Keita (30 ans), souffre d’un traumatisme crânien consécutif aux tirs. Cependant, son état évolue favorablement après les premiers soins et il continuera d’être suivi à l’hôpital de Siguiri.
Un appel à la collaboration citoyenne
Face à la recrudescence des attaques à main armée dans la région de Siguiri, les autorités sanitaires et militaires s’alarment. Le Dr Abdoulaye Bachir Condé a profité de cette intervention pour lancer un appel pressant.
« Cette situation est préoccupante. Nous appelons donc la population à continuer à apporter son concours aux autorités et aux forces de défense et de sécurité afin de lutter contre cette recrudescence », a-t-il lancé.
Depuis Siguiri, Ibrahima Faraba CAMARA, pour Lerevelateur224.com.

