Une affaire d’excision forcée suscite l’émoi à Katchèk, dans le district de Kadignet, relevant de la sous-préfecture de Kanfarandé, préfecture de Boké. Une femme d’une trentaine d’années, mère de trois enfants, aurait été victime d’une mutilation génitale féminine imposée par un groupe de sept personnes, de nationalité léonaise.
Les faits se seraient produits mercredi dernier dans les îles Katarack. La victime, identifiée comme Yelikha Yattara, a été prise en charge dans un premier temps au poste de santé de Katchèk, où elle a reçu des soins d’urgence à la suite de l’intervention subie.
Contacté sur cette affaire, le lieutenant Simon, commandant adjoint de la Gendarmerie maritime de Kamsar, explique avoir été alerté par son représentant local à Katchèk.
« J’ai été informé par mon représentant basé à Katchèk, dans la sous-préfecture de Kanfarandé, le mercredi 27 août 2026 vers 17 h, au sujet d’une dame nommée Yelikha Yattara, mère de 3 enfants, qui aurait été excisée. Sur mes instructions, validées par ma hiérarchie, elle devait recevoir des soins d’urgence au poste de santé de Katchèk afin de lui sauver la vie », a-t-il déclaré.
Compte tenu de l’état de santé de la victime, les autorités de la Gendarmerie maritime ont ensuite entrepris des démarches pour permettre son évacuation vers Kamsar, où elle devait bénéficier d’une prise en charge médicale plus appropriée.
« Face à la gravité de son état, la Gendarmerie maritime de Kamsar a demandé la mise à disposition d’une barque pour évacuer la victime vers Kamsar pour une meilleure prise en charge médicale. C’est finalement le samedi 29 août 2026, aux alentours de 18 h, que la victime est arrivée à Kamsar », indique-t-il.
À son arrivée à Kamsar, Yelikha Yattara et les personnes soupçonnées d’avoir pris part aux faits ont été conduites à la Gendarmerie maritime. Elles ont par la suite été transférées au commissariat central de police de Kamsar pour les besoins de l’enquête.
Selon des sources proches du commissariat central, la victime a été immédiatement orientée vers l’hôpital ANAIM de Kamsar. Elle devait y subir un examen médical destiné notamment à établir un certificat médical par un médecin assermenté.
Les personnes interpellées devraient, quant à elles, être entendues par les officiers de police judiciaire dans le cadre de la procédure ouverte pour faire la lumière sur les circonstances de cette affaire.
Depuis Boké, Mamoudou DIALLO, pour Lerevelateur224.com.

