Près d’une semaine après l’éboulement meurtrier à la décharge de Dar-es-Salam, le Président de la République s’est finalement rendu sur les lieux ce samedi 29 août 2026. Accompagné d’une importante délégation gouvernementale, le Chef de l’État est venu constater l’ampleur de la catastrophe qui a coûté la vie à plus de 30 personnes.
Sur le terrain, l’urgence sécuritaire se double désormais d’une crise sociale complexe, avec des dizaines de familles laissées sans abri suite aux démolitions préventives.

Constat au sommet de l’État et compassion
Le déplacement présidentiel sur le site abritant la plus grande décharge d’ordures de la capitale était très attendu. Ce samedi, face à l’immensité des monticules d’ordures affaissés, le Président de la République et les membres du gouvernement ont pu évaluer directement les dégâts causés par le glissement de terrain survenu dans la nuit du samedi au dimanche précédent.
L’objectif de cette visite de terrain était double : marquer la présence solidaire de la nation face à ce drame national, et apporter un soutien symbolique et matériel aux familles lourdement endeuillées par cette tragédie, dont le bilan officiel s’établit à plus d’une trentaine de morts.
L’urgence sécuritaire au prix du déracinement
Pour éviter qu’une telle tragédie ne se reproduise, les autorités ont pris des mesures radicales et immédiates. Une vaste opération de déguerpissement a été lancée dans toute la zone environnant la décharge. Les bulldozers sont entrés en action pour démolir plusieurs habitations construites sur des zones jugées à haut risque, afin de sécuriser un périmètre de sécurité strict.

Cependant, cette opération sécuritaire engendre une situation humanitaire préoccupante. Le contraste sur le terrain est saisissant.
Pour ce qui est des prises en charge, une partie des sinistrés directs a bénéficié d’une assistance de l’État, alors que pour les laissés-pour-compte, des familles, dont les maisons ont été détruites lors des déguerpissements, se retrouvent aujourd’hui sans solution de relogement, contraintes de passer la nuit à la belle étoile dans des conditions extrêmement précaires.
Alpha.

