À la veille d’un rendez-vous institutionnel majeur, le président de la Haute Autorité de la Communication (HAC), Boubacar Yacine Diallo, a animé une conférence de presse ce vendredi 28 août 2026, au siège de l’institution à Conakry. Au centre des échanges : les préparatifs de la 12ème Assemblée Générale de la Plateforme des Régulateurs de l’Audiovisuel des pays membres de l’UEMOA et de la Guinée, qui se tiendra les 31 août et 1er septembre 2026 à Conakry.
Une présidence tournante confiée à Conakry
Après l’édition tenue à Lomé il y a deux ans, la Guinée s’apprête à prendre la tête de cette organisation sous-régionale. Le président de la HAC a tenu à souligner le caractère exceptionnel de ce rassemblement qui verra la participation effective de dix présidents d’instances de régulation et de nombreuses délégations d’experts juristes, venus notamment du Togo, du Burkina Faso, du Mali, du Niger, du Sénégal, de la Guinée-Bissau, du Bénin, de la Côte d’Ivoire et du Tchad.
»Dès le mardi matin, la Guinée prendra les charges de président de la plateforme des régulateurs. Les statuts prévoient qu’au bout de deux ans, le vice-président est élu par acclamation, président pour le mandat suivant. C’est un honneur que nous devons conduire ensemble, avec pour priorité le renforcement des capacités des journalistes », a déclaré Boubacar Yacine Diallo.
Régulation des réseaux sociaux et cadre constitutionnel
Au-delà des aspects statutaires, les travaux seront axés sur la régulation des réseaux sociaux et le partage d’expériences avec des pays pionniers en la matière, comme le Togo ou la Côte d’Ivoire. Le patron de la HAC a profité de cette tribune pour clarifier le fondement juridique de l’action de son institution face aux interrogations du public.
»Certains s’étonnent que la HAC commence déjà à réguler les réseaux sociaux. C’est déjà acté dans la Constitution qui mentionne explicitement que cette régulation relève de la future Commission de régulation de la communication et de l’audiovisuel. Conformément aux dispositions transitoires, la HAC poursuit ses activités jusqu’à la mise en place de cette commission. Il n’y a donc aucune violation du droit », a-t-il précisé.
Incitation à la création légale de médias et Web TV
Abordant le volet technique et économique des nouveaux médias, notamment les Web TV, le président de la HAC a mis en garde contre le risque de voir le fait précéder le droit, illustrant son propos par les difficultés historiques rencontrées dans la sous-région lors de fermetures de médias non régulés.
»Pour tous les jeunes qui rêvent de créer des médias ou des Web TV, la loi permet tout, mais nous recommandons de le faire dans les règles. Si vous créez sans autorisation ni respect de la réglementation, vous mettez l’administration et vous-mêmes en difficulté. Approchez-vous de la HAC ou du Ministère de la Communication pour entreprendre en toute sécurité, sans risque de fermeture », a-t-il conseillé.
Les festivités s’ouvriront lundi avec des panels de haut niveau où journalistes et porteurs de projets pourront directement échanger avec les régulateurs africains.
Mamadouba CAMARA, pour Lerevelateur224.com.
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