Dans la commune urbaine de Boké, le pont en bois servant de passage aux citoyens des secteurs Kissassy, Mandoria et M’Bappaya, dans le quartier Lanbandji, est aujourd’hui dans un état préoccupant. L’ouvrage menace de céder à tout moment, notamment en cas de fortes pluies. Les usagers dénoncent également le retard accusé dans les travaux du nouveau pont, qui peinent à avancer.

Fragilisé et devenu dangereux, cet ouvrage constitue pourtant l’unique moyen de passage pour de nombreux citoyens. Pendant ce temps, les travaux du nouveau pont évoluent à un rythme jugé très lent par les populations.
Certains usagers accusent l’entreprise chargée des travaux de manquer de moyens techniques et financiers pour faire avancer le chantier. Ismaïlla Bah, habitant de Mandoria, déplore cette situation.

« La société qui doit réaliser les travaux du nouveau pont ne dispose pas de matériel. Ils transportent le matériel dans des brouettes. Quand vous vous rendez sur le lieu, vous allez vous-même vous en rendre compte. C’est à l’État de prendre des dispositions », déplore-t-il.
Rencontrée sur le pont en bois, cette mère de famille dit continuer à l’emprunter malgré les risques, faute d’alternative pour se déplacer. Mère Fatoumata Bangoura témoigne.

« Moi, je passe par ce pont parce que je n’ai pas d’autre choix. Nous avons vraiment peur », laisse-t-elle entendre.
L’année dernière, les fortes pluies avaient déjà emporté le pont en bois qui servait de passage aux citoyens. Cette autre usagère redoute de revivre la même situation cette année.
« L’année passée, l’eau avait emporté l’autre pont. Cette année encore, j’ai l’impression qu’on se dirige vers la même situation », témoigne Mari Haba.
Conducteurs de taxi-motos et habitants vivant derrière l’ouvrage partagent les mêmes difficultés. Tous appellent à une intervention rapide des autorités avant qu’un éventuel drame ne survienne.

Pour rappel, les travaux du nouveau pont, dont le délai d’exécution était initialement fixé à six mois, accusent aujourd’hui plus de deux ans de retard. Malgré cette longue attente, le chantier peine toujours à avancer, une situation qui alimente l’inquiétude et l’impatience des populations.
Depuis Boké, Mamoudou DIALLO, pour Lerevelateur224.com.

