En Guinée, les routes continuent d’endeuiller des familles, tant les accidents impliquant des véhicules de transport en commun se multiplient.
L’étroitesse des voies, l’intensité du trafic et surtout l’indiscipline des conducteurs sont régulièrement pointés du doigt. Malheureusement, après chaque drame, la réaction se limite souvent à une indignation collective, suivie de mesures superficielles, quand ce n’est pas l’invocation fataliste du destin.
Pourtant, des solutions concrètes existent.
Le ministère en charge des transports, en collaboration avec le syndicat des transporteurs, devrait mettre en place un dispositif cohérent et durable fondé sur quatre axes :
- Limitation stricte de la vitesse — Fixer à 70 km/h la vitesse maximale sur les axes interurbains pour tous les véhicules de transport en commun et veiller à son application réelle.
- Installation obligatoire de GPS — Imposer des traceurs GPS sur tous les véhicules de transport longue distance pour contrôler en temps réel les vitesses et les trajets.
- Déploiement de radars de contrôle — Installer des radars capables de détecter automatiquement les dépassements de vitesse et de sanctionner les contrevenants.
- Contrôle de sobriété aux check-points — Équiper les postes de contrôle de dispositifs permettant de vérifier l’état physique et mental des conducteurs avant de poursuivre leur route.
La mise en œuvre rigoureuse de ces mesures contribuerait significativement à réduire les accidents graves observés ces dernières années.
Il ne s’agit pas de réagir après chaque drame, mais de prévenir en instaurant une culture de responsabilité, de discipline et de contrôle permanent.
Cellou Kansala DIALLO.
Talibé convaincu de Cellou Dalein Diallo

