Le débat sur la future monnaie commune ouest-africaine, l’Eco, relance la question de l’impact réel d’une zone monétaire sur le développement. En Guinée, chacun y va de son commentaire.
Pour Sayon Mara, juriste, qui a pris la parole ce lundi 4 juillet 2026, l’appartenance à une zone monétaire ne constitue pas en soi une garantie de réussite économique. Il cite en exemple trois grandes puissances mondiales.
« Si l’appartenance à une zone monétaire suffisait réellement à favoriser la réussite ou le développement d’un pays, la Chine, la Suisse et le Japon ne seraient pas des puissances », estime-t-il.
Le juriste rappelle que ces trois pays « n’appartiennent à aucune zone monétaire commune ». Chacun dispose de sa propre monnaie et mène une politique monétaire indépendante : le yuan pour la Chine, le franc suisse pour la Suisse et le yen pour le Japon.
Abordant les critiques sur le rôle de la France dans le projet de l’Eco, Sayon Mara s’interroge : « Ceux qui affirment que ce n’est pas du tout la France qui est derrière l’Eco ont-ils réellement une preuve pour soutenir une telle chose ?»
Son intervention intervient alors que les pays de la CEDEAO poursuivent les discussions pour l’arrimage et la mise en circulation de l’Eco.
Alpha.

