La session des audiences criminelles se poursuit au Tribunal de Première Instance de N’Zérékoré. Ce jeudi 30 juillet 2026, le juge a examiné plusieurs dossiers, dont celui de Souhan Sacko.
Originaire de Lola, le prévenu est poursuivi pour complicité de malfaiteurs et vol à main armée. Ils étaient trois personnes concernées par cette affaire. Poursuivi pour complicité, Souhan Sacko a rejeté toutes les charges retenues contre lui. Il reconnaît en revanche être fabricant de fusils artisanaux de calibre 12.
À la barre, l’artisan a déclaré avoir hérité ce métier de son père. « Depuis lors, je n’ai connu aucun autre métier pouvant me permettre de subvenir aux besoins de ma famille », a-t-il expliqué.
« Je ne reconnais pas les faits de complicité de malfaiteurs et de vol à main armée. Sauf que, dans ma vie, je n’ai jamais étudié, je n’ai appris aucun autre métier sauf celui-ci. Et je le pratique parce que je l’ai trouvé avec mon père. C’est avec ça que je nourris ma famille. Je n’ai jamais volé et je n’ai pas non plus donné d’armes à des gens pour aller voler », s’est défendu Souhan Sacko.

Prenant la parole, le ministère public, représenté par Moussa Camara, procureur par intérim près le TPI de N’Zérékoré, a mis l’accent sur la fabrication d’armes artisanales. Selon lui, ces faits sont prévus et punis par le Code pénal guinéen.
« La fabrication d’armes artisanales de calibre 12 est une infraction grave en République de Guinée », a martelé Moussa Camara.
Le dossier a été renvoyé au rôle du vendredi 31 juillet 2026 pour la poursuite des débats.
Cette affaire intervient alors que la justice intensifie la lutte contre le banditisme et la prolifération d’armes artisanales dans la région forestière.
Depuis N’Zérékoré, JOB BEAVOGUI, pour Lerevelateur224.com.
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