Le décret présidentiel portant dissociation du ministère de la Jeunesse de celui des Sports continue d’alimenter les débats au sein de l’opinion publique. Si certains citoyens y voient une opportunité de mieux répondre aux défis propres à chaque secteur, d’autres estiment qu’un ministère unique favorisait une meilleure coordination des politiques publiques.
Dans la commune de Matam, les avis recueillis illustrent cette diversité de perceptions. Pour Alphonse Kolié, la réforme est une décision salutaire. Selon lui, le regroupement des deux départements n’a pas produit les résultats escomptés, notamment dans le domaine sportif.
« C’est une bonne chose de diviser ces deux départements. Parce que leur association n’avait rien donné jusque-là. Le football guinéen est toujours à la ramasse », a-t-il déclaré.
Au-delà des critiques, de nombreux citoyens préfèrent attendre les premiers résultats de cette nouvelle organisation gouvernementale. Pour eux, la réussite de la réforme dépendra avant tout des compétences des responsables appelés à diriger ces deux ministères.
Bangaly Conté estime que le choix des hommes sera déterminant pour relever les nombreux défis qui attendent la jeunesse et le sport guinéens.
« Si le choix est fait selon les compétences, je pense que ça devrait aller. On va voir si Cellou Baldé pourrait s’en sortir avec cette décharge. Et de l’autre côté, Béa Diallo, qui est revenu aux Sports, on va voir », a-t-il indiqué.
Cette réforme intervient dans un contexte où les attentes des citoyens restent fortes, tant en matière d’insertion et d’accompagnement de la jeunesse que de relance des performances sportives nationales.
La séparation des deux départements ouvre ainsi une nouvelle étape pour la gouvernance publique. Les futurs résultats des ministères de la Jeunesse et des Sports permettront de mesurer si cette réorganisation répond effectivement aux ambitions affichées par les autorités et aux attentes exprimées par les citoyens.
Mohamed FOFANA, pour Lerevelateur224.com.

