Invité ce mardi 28 juillet 2026 dans l’émission Guinéetoday sur Télé 24, le ministre des Transports et porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, s’est exprimé sur le récent remaniement ministériel. Il en a profité pour exprimer sa gratitude envers le chef de l’État tout en recadrant les lectures faites autour des mouvements au sein de l’équipe gouvernementale.
Reconstitution de la confiance et cap sur les résultats
En ouverture d’entretien, le porte-parole du gouvernement a tenu à saluer le chef de l’État pour sa reconduction. ‘’Tout d’abord, mes sincères remerciements au Président de la République pour la confiance qu’il me renouvelle en me reconduisant au poste de ministre des Transports et porte-parole du gouvernement’’, a-t-il loué.
Pour le ministre, cette décision s’inscrit dans une logique de continuité et d’exigence accrue. ‘’Y voient dans cette décision aussi un appel à redoubler d’efforts afin d’engranger les résultats au service des populations guinéennes. Ce qui m’amène à dire que nous mesurons, en tout cas pour ce qui me concerne, pleinement la responsabilité et le rappel qui m’est fait dans cette nouvelle mission’’, a-t-il indiqué.
Stabilité, réajustements et vision présidentielle
Interrogé sur les raisons de ce réajustement et le maintien de la majorité de l’équipe, Ousmane Gaoual Diallo a souligné la volonté de stabilité du chef de l’État.
‘’Cette situation vient mettre un terme à tous les bruits de la cité. Le Président exerce pleinement ses prérogatives et ses missions, et sa volonté de stabiliser une équipe gouvernementale qui a une mission et dont la plupart commencent juste à mettre en œuvre ces missions-là. Donc, cela encourage chacun d’entre nous à aller de l’avant, à produire des résultats dans les meilleurs délais pour qu’on puisse répondre aux attentes des populations conformément à ses engagements’ , a-t-il argué.
Concernant le maintien des ministres sectoriels pour poursuivre les réformes, il précise. ‘’La plupart d’entre nous ont impulsé des transformations sous le leadership du chef de l’État et sur ses instructions. Ces actions commencent juste à être implémentées. C’est donc une manière pour nous de nous rappeler d’accélérer ces réformes-là pour que les résultats attendus puissent être obtenus par les populations’’, a-t-il mentionné.
Permutations ministérielles : « Le Président réajuste en fonction de ses attentes »
Face aux interrogations sur les nombreuses permutations d’un ministère à un autre, le ministre a réfuté l’idée d’une instabilité préjudiciable aux réformes.
‘’Le Président de la République, dans sa volonté de stabiliser, observe aussi. Il sait récréer ces équilibres-là pour que le cap qu’il a fixé puisse être maintenu. Ce sont des réajustements qui sont nécessaires parce que cela permet de renforcer la vision qu’il a pour tel ou tel secteur. Ce n’est pas de dire simplement qu’en maintenant tout le monde c’est mieux ou qu’en ne maintenant pas tout me monde ce n’est pas mieux. C’est de tenir compte du fait que le Président est obligé de réajuster en fonction de ses attentes, en fonction des instructions, en fonction des missions. Ce ne sont pas forcément des critiques, mais c’est de dire que oui, le Président de la République observe et a envie d’implémenter telle ou telle transformation et veut que ça soit tel ou tel acteur qui la porte’’, a-t-il estimé.
Sur le cas d’Alpha Bacar Barry et les spéculations de l’opinion
Interpellé sur le transfert du ministre Alpha Bacar Barry du ministère de l’Éducation Nationale vers celui de l’Élevage, Ousmane Gaoual Diallo a balayé les spéculations faisant état d’une sanction populaire.
‘’Ce que beaucoup ignorent, c’est qu’il est d’abord un éleveur. C’est l’un des tout premiers qui a implémenté une modernisation de l’élevage […]. Et puis, c’est un cadre polyvalent, il a plusieurs flèches à son arc et peut s’adapter à tous les terrains. On ne fait pas bouger un ministre d’un portefeuille à un autre s’il n’a pas la capacité et les compétences multidisciplinaires lui permettant de s’adapter à tel ou tel contexte’’, a-t-il relativisé.
Refusant toute corrélation entre les mouvements ministériels et la pression de la rue ou des événements récents, le porte-parole a tranché.
‘’Le Président de la République ne gouverne pas avec la rue. Il a ses propres paramètres d’évaluation et c’est sur ces paramètres-là seulement, dont il a le secret et dont il a l’autorité, qu’il exerce pour pouvoir faire ses remaniements. Les mouvements dans l’administration à ce niveau ne font pas souffrir le fonctionnement de l’État. De toute façon, il y a une stabilité dans le fonctionnement de l’État, pas seulement par le maintien du ministre, mais parce que toute l’administration qui est autour du ministre reste stable. Il ne faut pas créer un lien entre ces deux événements, ce serait très biaisé’’, a-t-il conclu.
Mamadouba CAMARA, pour Lerevelateur224.com.

