Dans un communiqué diffusé ce dimanche 26 juillet 2026 à la télévision nationale, le Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique a annoncé le lancement d’une vaste campagne de contrôle sur toute l’étendue du territoire national. Une opération coup de poing qui marque la réactivation ferme des mécanismes de régulation du secteur privé de la santé.
Une tolérance zéro pour les structures hors-la-loi
Décidés à assainir un secteur vital pour la population, les pouvoirs publics passent à la vitesse supérieure. Dans le cadre des réformes engagées par le Gouvernement pour le « renforcement de la qualité, de la sécurité et de la régulation du système de santé », la ministre Khaité SALL officialise la reprise des activités du Comité Technique National de Lutte contre les Pratiques Médicales et Paramédicales Illégales, le Trafic et la Contrefaçon des Médicaments et autres Produits de Santé.
Dès ce lundi 27 juillet 2026, des inspecteurs et des forces spécialisées vont investir les rues et les quartiers. Le Ministère précise que des équipes pluridisciplinaires et multisectorielles seront déployées sur le terrain sur toute l’étendue du territoire, « afin de conduire des opérations de contrôle destinées à vérifier la conformité des structures sanitaires privées aux dispositions législatives et réglementaires en vigueur. »
Les pièces à conviction sous la loupe des contrôleurs
Pharmacies, cliniques, cabinets médicaux ou soins paramédicaux privés : aucun établissement n’échappera à cette vague d’inspections. Pour éviter toute sanction, les propriétaires et gestionnaires devront obligatoirement présenter un dossier administratif et technique irréprochable.
Les gérants sont ainsi invités à mettre immédiatement à la disposition des agents les documents suivants :
- L’agrément officiel de création et d’exploitation ;
- Les diplômes légalisés de l’ensemble du personnel soignant de la structure ;
- Les attestations d’inscription en bonne et due forme aux ordres professionnels compétents ;
- Tout autre document administratif ou technique jugé nécessaire par les inspecteurs.
Fermetures et poursuites judiciaires à la clé
Face aux récidives et au danger permanent que représentent la médecine clandestine et les faux médicaments pour les citoyens, les autorités sanitaires promettent de ne faire aucune concession. Le ton du communiqué est sans équivoque.
‘’Le Ministère rappelle que toute structure exerçant sans autorisation ou en violation des dispositions légales et réglementaires s’expose aux mesures administratives prévues par les textes en vigueur, sans préjudice des poursuites judiciaires qui pourraient être engagées conformément à la loi’’, a souligné le communiqué.
Tout en brandissant la menace de sanctions disciplinaires et pénales, l’État en appelle également à la conscience professionnelle des acteurs de santé. Le département de Khaité SALL conclut en invitant « l’ensemble des acteurs du secteur privé de la santé à apporter leur entière collaboration aux équipes de contrôle, dans un esprit de responsabilité et de respect de la réglementation. »
Un test grandeur nature qui débute dès ce lundi et qui s’annonce décisif pour la protection de la santé publique.
Mamadouba CAMARA, pour Lerevelateur224.com.

