L’inquiétude grandit dans le district de Folowarö, relevant de la sous-préfecture de Douako préfecture de Kouroussa, où une succession d’incendies d’origine encore inconnue continue de détruire des habitations. Plusieurs familles ont déjà perdu leurs maisons et leurs biens, sans qu’une explication officielle n’ait, pour l’heure, été établie.

Joint au téléphone par notre correspondant régional, Mohamed Dounoh, originaire de la localité, explique que le phénomène, autrefois observé uniquement les mardi, se manifeste désormais presque quotidiennement.
‘’Depuis mardi dernier, les incendies se déclarent chaque jour. À peine les habitants parviennent-ils à maîtriser un feu qu’un autre se déclenche ailleurs, parfois à plusieurs mètres de distance. Les dégâts sont considérables, surtout la nuit’’, raconte-t-il.

Concernant les causes évoquées par certains habitants, Mohamed Dounoh précise qu’il s’agit d’hypothèses issues des croyances locales et non de conclusions établies. Selon ces témoignages, des pêcheurs auraient utilisé de l’essence et des feuilles appelées localement « oignons » dans une mare afin de faciliter la pêche.
Plusieurs habitants estiment que cet acte aurait offensé des êtres invisibles (djinns), ce qui expliquerait, selon leurs croyances, la succession des incendies. À ce stade, aucune preuve ne permet toutefois de confirmer cette version.

Ce samedi encore, trois nouvelles cases ont été ravagées par les flammes, alourdissant le bilan d’un phénomène dont l’origine demeure, à ce jour, inconnue. Face aux importantes pertes matérielles, les sinistrés lancent un appel à la solidarité. Ils sollicitent le soutien des autorités, des ressortissants de la localité et de toute personne de bonne volonté afin d’obtenir des vivres, des vêtements et d’autres biens de première nécessité, particulièrement en cette période de fortes pluies.
Les autorités administratives et locales se sont rendues sur place pour constater les dégâts. En attendant les résultats d’éventuelles investigations, les incendies continuent de susciter l’inquiétude.
Depuis Kankan, Fassou CAMARA, pour Lerevelateur224.com.
