La mort soudaine du jeune candidat Bah Mamadou Diouma, survenue le lundi 20 juillet 2026, a enflammé l’opinion publique à Kindia. Condamné récemment pour fraude aux examens nationaux, son décès a rapidement fait l’objet de rumeurs liant sa disparition à ses conditions de détention.
Pour couper court aux spéculations, le procureur de la République près le Tribunal de Première Instance (TPI) de Kindia, Mamadou Bhoye Diallo, est monté au créneau ce mardi 21 juillet afin de rétablir la chronologie des faits.
Une mise au point pour faire taire les rumeurs
Face à l’ampleur des spéculations, le parquet a jugé nécessaire de s’exprimer publiquement, s’appuyant sur l’article 8 du Code de procédure pénale qui autorise le procureur à communiquer pour éviter la désinformation.
Mamadou Bhoye Diallo a formellement démenti la thèse d’un décès survenu en milieu carcéral, révélant que le jeune homme souffrait d’une maladie préexistante.
« Ce jeune Mamadou Diouma Bah faisait partie de ceux qui ont été condamnés pour fraude aux examens. Malheureusement, il est décédé suite à la maladie qu’on appelle le rhumatisme, mais, il n’est pas décédé en prison. Dès l’instant que le régisseur m’a informé de son état de santé précaire, j’ai instruit le régisseur, il l’a amené deux fois à l’hôpital régional », a-t-il précisé.
Une fin de vie auprès de sa famille
Devant l’aggravation de son état de santé, les autorités judiciaires et pénitentiaires ont pris la décision de remettre le jeune homme à sa famille pour qu’il puisse bénéficier d’un suivi médical adapté avec son médecin traitant.
Le procureur précise que cette pathologie était antérieure à son arrestation.
« Puisque ça continuait, j’ai demandé au régisseur de le confier à ses parents. Donc ce sont ses parents eux-mêmes qui l’ont amené à l’hôpital. […] C’est dans leurs mains que Mamadou Diouma Bah est décédé. Comme l’ont relevé les parents, Mamadou Diouma Bah souffrait de rhumatisme depuis qu’il était au village. C’est la raison pour laquelle on l’avait fait venir à Kindia », a-t-il poursuivi..
Le contexte judiciaire maintenu mais détaché du drame
Le candidat avait été interpellé et condamné dans le cadre de la vaste campagne de lutte contre la fraude aux examens nationaux. Bien que la peine prononcée ait pu être jugée sévère par certains, le parquet avait estimé qu’il s’agissait du minimum légal et n’avait pas fait appel de la décision du juge.
Le magistrat a conclu son intervention en exprimant ses regrets et en présentant ses condoléances à la famille éplorée, déplorant une issue tragique qu’il aurait souhaité différente.
« On est désolé, parce que personne ne peut le souhaiter pour son prochain. On aurait souhaité qu’il puisse purger sa peine, revenir dans la société normalement, et recommencer de la plus belle manière », a-t-il déclaré.
Depuis Kindia, Amara dji SYLLA, pour Lerevelateur224.com.

