L’insécurité a franchi un nouveau cap en s’attaquant à un symbole de l’administration publique. La nuit dernière, le siège de la préfecture de Pita a été la cible d’un cambriolage spectaculaire. Des malfrats ont pénétré par effraction dans plusieurs bureaux stratégiques, emportant du matériel informatique ainsi que des fonds destinés à des œuvres sociales et associatives.
Une découverte matinale sous le choc
C’est au petit matin que les dégâts ont été constatés. Venu superviser des travaux d’entretien, le directeur de cabinet de la préfecture, Boubacar Bomboly Barry, a été le premier à découvrir l’ampleur du saccage.
En inspectant les lieux, il a constaté que les malfaiteurs avaient systématiquement brisé ou forcé les vitres de plusieurs départements clés de la préfecture.
« En ma qualité de chef de cabinet, je suis venu ce matin avec des menuisiers et des maçons pour faire un travail sur place. À notre surprise, je trouve que les vitres ont été cassées dans mon bureau et le bureau de la promotion féminine. […] J’ai décidé de monter en haut pour voir ce qui s’est passé. Dans le bureau du préfet, les vitres ont été écartées et de l’autre côté, au niveau du secrétariat central, les vitres sont cassées. Au niveau du bureau de la direction du plan et du développement économique, les vitres sont également cassées », a-t-il dressé.
Le lourd tribut du cambriolage : ordinateurs et caisses sociales dévalisés
Dans leur fuite, les malfrats ont abandonné deux ordinateurs sur la terrasse, mais le bilan du vol reste lourd. Le saccage des bureaux s’est accompagné d’une fouille minutieuse, laissant les documents éparpillés à même le sol.
Selon les premiers constats effectués par les responsables préfectoraux, au zecrétariat central, un ordinateur a été volé, ainsi qu’une certaine somme d’argent. À la Direction de la promotion féminine, les cambrioleurs ont fait main basse sur la caisse sociale et sur une importante somme d’argent qui était initialement destinée au financement d’ONG et d’associations locales.
La police et la gendarmerie sur le pied de guerre
Face à la profanation de cet édifice public, les autorités ont immédiatement réagi. Les services de police et de gendarmerie ont été dépêchés sur les lieux pour procéder aux constatations d’usage et ouvrir une enquête.
Pour le directeur de cabinet, cet acte de vandalisme contre une institution étatique est un signal d’alarme qui nécessite une réponse ferme.
« J’ai appelé la police et la gendarmerie pour qu’ils viennent faire le constat. Cette situation nous dépasse, car nous avons pensé que la préfecture est un patrimoine culturel et administratif. Cela nous inquiète, mais nous prendrons des dispositions pour éviter ce genre de choses », a-t-il annoncé.
Mamadou Aliou DIALLO, pour Lerevelateur224.com.
