Dernière étape des examens nationaux en Guinée, le Baccalauréat unique, session 2026, a officiellement démarré ce lundi 29 juin sur toute l’étendue du territoire national. À Kindia, le coup d’envoi des épreuves a été donné au collège Tafory, situé dans le quartier Tafory Météo, par les autorités administratives et éducatives de la région, qui ont réaffirmé leur engagement en faveur d’un examen placé sous le signe de la transparence, de l’intégrité et de la tolérance zéro contre la fraude.

Au niveau national, 94 392 candidats, dont 41 642 filles, sont inscrits cette année, toutes options et tous profils confondus.
Dans la région administrative de Kindia, toutes options confondues, 25 293 candidats, dont 11 534 filles, composent dans 78 centres d’examen.
Premier véritable tremplin vers l’enseignement supérieur, le Baccalauréat représente une étape déterminante dans le parcours académique des candidats. À cette occasion, les autorités éducatives ont renouvelé leur appel au strict respect des consignes et des règlements, afin d’assurer le bon déroulement d’épreuves placées sous le sceau de la transparence, de l’équité et de la crédibilité.
Selon le gouverneur de la région administrative de Kindia, la sérénité et la confiance en soi doivent guider les candidats tout au long des épreuves.

« Les élèves que nous avons vus en classe sont très sereins et sont très confiants d’eux-mêmes. Ça veut dire que durant l’année, ils ont assimilé tous les enseignements que les instructeurs, les professeurs les ont donnés.
Il y a une patrouille qui a été organisée pour surveiller dans tous les centres, pour que les cas de fraude soient décelés à temps depuis la rentrée. Donc, nous remercions très sincèrement le ministère de l’Éducation pour avoir pris toutes les dispositions matérielles pour l’organisation de ces épreuves. Nous pensons que Kindia serait parmi les meilleures, parce que les enfants que j’ai vus ce matin en classe sont très sereins et sont très confiants d’eux », a déclaré le controleur général Mamadou Camara.
À l’occasion du lancement des premières épreuves du baccalauréat, le secrétaire général du ministère de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, et de l’enseignement technique et de la Formation professionnelle, est revenu sur les consignes du ministre, appelant au respect strict des règles pour garantir la crédibilité des examens.

« Nous sommes chaque cadre du ministère de l’Éducation devant ses responsabilités, les enfants devant les leurs, et les parents devant les leurs. Chacun de son côté doit pouvoir jouer sa partition. Vous avez bien vu que le président veut aller vers la politique de l’excellence. Ça ne veut pas dire qu’on va abandonner l’enseignement de masse, et qui parle de l’excellence parle d’une certaine rigueur, non seulement dans les enseignements et apprentissages, mais aussi dans les évaluations. Si on n’évalue pas très bien nos enfants, c’est sûr qu’on va co-essayer de former les cadres en carton qui ne vont pas être en mesure de participer au développement de l’économie nationale. Cette année, l’examen a été placé sous le slogan « zéro tolérance », puisqu’on a vu le foisonnement des réseaux de fraude, qui sont malheureusement, très fort identifiés, et on a pris toutes les dispositions pour pouvoir mettre hors d’état de nue ces gens-là qui sapent les efforts inlassables que les cadres du ministère de l’Éducation sont en train de fournir pour pouvoir, si vous voulez, changer ce paradigme, améliorer la qualité des enseignements et apprentissages dans le strict intérêt des enfants de ce pays », a precisé Youssouf Boundou Sylla.
Poursuivant son intervention, le secrétaire général a invité les candidats à faire preuve de confiance en eux et à aborder les épreuves avec sérénité.
« Nous avons invité les candidats à faire preuve d’estime de soi, d’avoir confiance en eux, en leurs efforts, et ne restituer que ce qu’ils ont appris. Aucune fraude ne peut aider un enfant à participer au développement de l’économie nationale. Chaque enfant est un ambassadeur de sa famille. Les parents ont l’obligation de les accompagner, de les suivre pour qu’ils puissent réussir dans leur cursus scolaire. Vous savez, c’est à ce seul prix qu’on puisse, bâtir aujourd’hui, une société qui sera capable d’être compétitive sur le plan international », a invité Youssouf boudou Sylla.
Depuis Kindia, Amara dji SYLLA, pour Lerevelateur224.com.

