La bataille électorale se poursuit dans la circonscription de Kagbélen. Le candidat du Front National pour le Développement de la Guinée (FRONDEG), Saïkou Oumar Baldé, a officiellement contesté les résultats proclamés par la Direction générale des élections (DGE) à l’issue des élections législatives du 31 mai 2026.
Lors d’une déclaration à la presse ce mardi 9 juin à Conakry, le tête de liste du FRONDEG à Kagbélen, a dénoncé ce qu’il qualifie de « contradiction flagrante » entre les résultats issus de la commission de centralisation des votes et ceux rendus publics par la DGE.
Selon lui, le procès-verbal établi et signé par la commission de centralisation attribuait 20 115 voix au FRONDEG contre 17 991 voix à la GMD. Ces résultats auraient été affichés au siège de ladite commission avant d’être constatés par un huissier de justice.
« Le document signé donnait au FRONDEG 20 115 voix et 17 991 voix à la GMD. Pourtant, les chiffres publiés par la Direction générale des élections font état de 17 609 voix pour le FRONDEG et 19 853 voix pour la GMD », a déclaré Saïkou Oumar Baldé.
Face à cette situation, le candidat affirme avoir introduit un recours devant la Cour suprême afin de faire examiner le dossier. Il précise que plusieurs pièces justificatives ont été jointes à la requête, notamment le constat d’huissier, une copie du procès-verbal affiché par la commission de centralisation ainsi qu’une correspondance adressée à la DGE.
« Nous avons demandé à la Direction générale des élections de nous indiquer sur quelle base les résultats ont été modifiés », a-t-il ajouté.
Située dans la préfecture de Dubréka, la commune urbaine de Kagbélén figure parmi les circonscriptions les plus disputées de ces élections législatives. En raison de sa forte croissance démographique et de son importance dans la périphérie du Grand Conakry, cette localité a concentré l’attention des principaux partis politiques durant la campagne électorale.
Les résultats provisoires publiés par la DGE ont donné l’avantage à la GMD dans cette circonscription, un verdict que rejette catégoriquement le FRONDEG qui estime être le véritable vainqueur du scrutin sur la base des chiffres validés lors de la centralisation.
En attendant la décision de la Cour suprême, cette contestation pourrait relancer le débat sur la transparence et la fiabilité du processus de compilation et de proclamation des résultats électoraux en Guinée.
Mohamed FOFANA, pour Lerevelateur224.com.

