Les premières grandes pluies de la saison continuent de mettre en évidence les difficultés auxquelles sont confrontés les habitants de la commune urbaine de Boké. Ce vendredi 29 mai 2026, une forte pluie, accompagnée de vents violents, s’est abattue sur la ville, provoquant d’importants dégâts à l’entrée du marché Tamakènè.

Sur les lieux, les commerçants et étalagistes ont été les premières victimes des eaux de ruissellement. Plusieurs marchandises ont été emportées par les eaux, tandis que d’autres ont été fortement endommagées par les inondations enregistrées à plusieurs endroits du marché.
À cette situation, s’ajoutent l’accumulation des ordures et le blocage des caniveaux, aggravant considérablement les conditions de circulation et d’activité des vendeurs. Entre boue, eaux stagnantes et déchets visibles par endroits, les commerçants affirment revivre les mêmes difficultés que lors des précédentes saisons pluvieuses.

Très inquiétés par cette situation, plusieurs occupants du marché appellent les autorités locales et les services compétents à intervenir rapidement afin de trouver une solution durable au problème d’assainissement et de drainage des eaux dans cette zone commerciale très fréquentée.
Rencontrée sur place, Adama Sylla, commerçante étalagiste et vendeuse de patates au marché Tamakènè, témoigne de son désarroi.
« Nous souffrons ici. Vous voyez déjà les effets des premières pluies. Toutes mes patates sont parties. L’eau a tout emporté. Les habits et les marchandises sont mouillés. C’est vraiment décevant. L’année passée aussi, c’était la même chose. L’eau est entrée dans tous les magasins. Les caniveaux ne parviennent pas à canaliser l’eau. Pourtant, nous payons les taxes chaque jour », déplore-t-elle.

Même constat chez Djenaba Yeressa, vendeuse de friperie, qui lance un appel pressant aux autorités. « Dites au président de nous aider. Ici, chaque année, nous vivons le même calvaire. Nos problèmes, c’est la saleté et l’eau, ça nous fatigue trop. Quand il pleut, on ne peut pas vendre », lance cette autre marchande.
Pour ces commerçants, l’absence de mesures urgentes pourrait entraîner davantage de pertes économiques lors des prochaines pluies et compliquer encore plus leurs activités quotidiennes.
Depuis Boké, Mamoudou DIALLO, pour Lerevelateur224.com.
