À quelques jours des prochaines échéances électorales (double scrutin législatif et communal du 31 mai 2026), les attentes des citoyens s’invitent dans les débats dans la commune urbaine de N’Zérékoré.
Des routes fortement dégradées, chômage persistant des jeunes diplômés, insécurité et difficultés d’accès aux services de base, voilà entre autres la préoccupation des citoyens. Ils attirent l’attention des futurs élus sur les priorités auxquelles ils devront faire face une fois investis. Dans les quartiers comme dans les marchés, nombreux sont ceux qui réclament des actions concrètes capables de répondre aux préoccupations quotidiennes des populations. Ils l’ont fait savoir ce samedi 23 mai 2026, au micro de notre correspondant basé dans cette préfecture.
Face à la dégradation très poussée des infrastructures routières et au climat d’insécurité, Jean Pierre Manimou interpelle les futurs élus sur l’urgence d’agir en faveur du développement local et de la protection des citoyens. Pour lui, les attentes des populations doivent être placées au cœur des priorités des prochains représentants.
‘’Nous sommes dans la commune urbaine de N’Zérékoré qui est une grande ville. Et, nous sommes confrontés à un problème de route. Les routes sont en mauvais état un peu partout dans les quartiers. Circuler ici en ville n’est pas chose facile vu l’état des routes qui lient les différents quartiers. De l’autre côté, ils devront aussi penser à la sécurité des personnes et de leurs biens. Parce qu’à un moment donné, les gens sont dans l’insécurité, surtout les détenteurs d’engins roulant notamment les motos. Nous demandons aux futurs élus de penser premièrement aux actions de développement public et aux intérêts de la population’’, a sollicité Jean Pierre Manimou.
Necher Damey n’est pas resté en marge. Il a insisté sur la création d’emplois pour la jeunesse diplômée.
‘’Je suis étudiant diplômé, mais je travaille en tant que conducteur de moto-taxi. Je demande à ce que ces futurs élus se battent pour ouvrir les portes d’emploi pour les jeunes. Et là, il faut aussi que les gens qui soient qualifiés. Par exemple, dans un établissement où je dispense des cours, il y a des gens recrutés, mais qui ne font pas bien leur boulot. Donc, il faut qu’il y ait de la rigueur au niveau de ceux qui doivent être employés. Ce, pour que ceux qui sont qualifiés puissent bénéficier de leurs efforts et courages. Du côté des infrastructures routières, c’est déplorable qu’à N’Zérékoré, qu’il n’y ait pratiquement pas de routes. Les routes dans les quartiers sont dégradées. Je m’attends à ce que nos prochains représentants s’investissent aussi de ce sens’’, a souhaité Necher adams Damey.
De son côté, Eugène Délamou dresse un tableau préoccupant de la situation que traverse la ville de N’Zérékoré. Il appelle ainsi les futurs élus à privilégier l’intérêt collectif, à favoriser la création d’emplois et à impulser un véritable développement au profit de la population.
‘’Nous voulons un leader qui a le souci de N’Zérékoré, de la région et de toute la nation. Nous savons ce qui se passe à N’Zérékoré. Quand vous prenez la ville de N’Zérékoré, nous n’avons pas de route. Au marché ici, les gens n’ont pas de places, et tout est confus. Sur le plan sanitaire, on a aussi des difficultés à ce niveau. À N’Zérékoré, la majorité des conducteurs de taxi-moto sont des étudiants diplômés. Nous sommes nombreux au chômage. Nous n’avons pas étudié juste pour faire taxi-moto. On le fait parce qu’il n’y a pas d’emploi. Au regard de tout ça, nous demandons aux futurs élus de se battre pour qu’il ait des sociétés pour ouvrir le chemin d’emploi des jeunes, lutter pour le développement et l’intérêt du peuple’’, a lancé Eugène Délamou.
Depuis N’Zérékoré, JOB BEAVOGUI, pour Lerevelateur224.com.
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