Un violent incendie s’est déclaré dans l’après-midi de ce mercredi 20 mai 2026, dans le quartier de Mafanco, situé dans la commune de Matam. Si aucune perte en vie humaine n’est heureusement à déplorer, le bilan matériel est particulièrement lourd : une concession entière, comprenant au moins cinq chambres et salons, a été complètement réduite en cendres. Un court-circuit électrique serait à l’origine du drame.

« Nous avons tout perdu » : le récit d’une journée noire
Sur les lieux, l’émotion est vive et le décor est apocalyptique. Les bruits de tôle qui s’effondrent et les crépitements des flammes témoignent encore de la violence du sinistre. Parmi les sinistrés, Mohamed Lamine Camara, lieutenant des douanes en service au bureau minier de la Direction Générale des Douanes, a accepté de revenir sur les circonstances de ce drame alors qu’il se trouvait chez lui, convalescent.

‘’Cela fait deux jours que je ne me porte pas bien. C’est pourquoi, je n’étais pas au travail. Je venais tout juste de rentrer de l’hôpital pour récupérer des résultats d’examens. J’étais assis devant ma porte, qui était fermée, lorsqu’un voisin de la concession est venu m’alerter. Il m’a dit de vérifier chez moi car une épaisse fumée s’échappait du toit’’, raconte le lieutenant Camara, encore sous le choc.

Malheureusement, la réactivité des habitants n’a pas suffi à stopper l’avancée fulgurante des flammes. En ouvrant sa porte, le douanier est confronté à un mur de fumée opaque.
‘’La fumée était si intense qu’il nous a été absolument impossible de pénétrer à l’intérieur pour sauver quoi que ce soit. Nous avons tenté le tout pour le tout, en vain’’, a-t-il indiqué.
Une intervention des sapeurs-pompiers jugée tardive
Dans le voisinage, l’amertume est palpable quant à la gestion des secours. Selon les témoignages recueillis sur place, les sapeurs-pompiers sont arrivés tardivement sur les lieux du sinistre, alors que le feu avait déjà dicté sa loi.
‘’Les sapeurs-pompiers sont venus un peu tard. À leur arrivée, tout était déjà calciné chez nous. Nous n’avons pu récupérer aucun objet, absolument rien. Tout est parti en fumée’’, déplore Mohamed Lamine Camara. Le feu s’est ensuite propagé à une vitesse vertigineuse au reste du bâtiment, touchant également la partie occupée par le concessionnaire. Au total, au moins cinq chambres alignées ainsi que les salons attenants ont été détruits.

Un appel pressant à l’aide humanitaire et étatique
Désormais sans toit et privés de tous leurs biens, les locataires et les propriétaires se retrouvent plongés dans une précarité extrême du jour au lendemain. Face à cette détresse, les victimes lancent un cri de cœur aux autorités ainsi qu’aux personnes de bonne volonté.
‘’L’appel que je peux lancer maintenant, c’est que nous sommes à terre, nous sommes à plat. Nous demandons l’aide de l’État, des autorités compétentes et de toutes les personnes de bonne volonté. Qu’ils nous viennent en aide, car aucun locataire n’a pu sauver ne serait-ce qu’un seul objet’’, a conclu le lieutenant Camara.
Mamadouba CAMARA, pour Lerevelateur224.com.
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