À moins de trois semaines des élections législatives et communales, la Haute Autorité de la Communication (HAC) tire la sonnette d’alarme. Dans un communiqué publié ce mardi 12 mai 2026, l’institution dirigée par Boubacar Yacine Diallo fustige l’instrumentalisation des mineurs à des fins de marketing politique.
L’enfant, un « instrument » de marketing à bannir
La HAC a constaté avec une « préoccupation » croissante que des visages d’enfants apparaissent de plus en plus fréquemment dans les supports de communication des candidats. Que ce soit dans les clips musicaux, sur les affiches de campagne ou lors des meetings politiques (comme celui observé récemment à Sonfonia), la présence de mineurs est désormais formellement proscrite.
Pour l’organe de régulation, l’enfant n’a pas le discernement nécessaire pour exprimer une opinion politique réfléchie. Utiliser l’image d’un mineur pour « capter l’émotion des électeurs » est considéré comme une forme d’exploitation partisane.

Protéger les mineurs des violences verbales
Au-delà de l’éthique, la HAC insiste sur les risques sociaux encourus par les enfants exposés. La campagne électorale étant une période de fortes tensions, un enfant dont l’image est associée à un parti peut devenir la cible de moqueries ou de violences verbales dans son quartier ou au sein de son établissement scolaire.
« Le vote et l’engagement politique sont réservés aux citoyens en âge de discernement », martèle le communiqué, rappelant que l’innocence de l’enfant ne doit en aucun cas servir de levier électoral.
Un rappel à l’ordre pour les réseaux sociaux
Cette mise en garde concerne les médias traditionnels (radio, TV, presse) mais cible également les réseaux sociaux, où la viralité des contenus échappe parfois au contrôle des états-majors politiques. Cette décision intervient dans un contexte de surveillance accrue : la HAC a déjà multiplié les sanctions et suspensions ces dernières semaines pour garantir l’équité du temps de parole et le respect de la déontologie.
Lerevelateur224.com.
