La ville carrefour de Kolaboui a été le théâtre de violentes manifestations dans la nuit du samedi 09 au dimanche 10 mai 2026, à la suite du décès tragique d’Aliou Diallo, jeune promoteur culturel connu dans la localité.
Selon les informations recueillies sur place, le drame s’est produit aux environs de 23 heures au quartier Babadia.
Originaire de Kamsar, la victime aurait été impliquée dans un grave accident de la circulation dont les circonstances exactes restent encore à élucider. Malgré les tentatives de secours apportées par des citoyens présents sur les lieux, le jeune homme n’a pas survécu à ses blessures.
Très connu pour son implication dans les activités culturelles et sociales de la ville, Aliou Diallo jouissait d’une grande popularité auprès de la jeunesse locale. L’annonce de son décès a suscité une vive émotion au sein de la population.
Quelques heures après le drame, aux alentours de 1 heure du matin, des groupes de jeunes sont descendus dans les rues pour exprimer leur colère et leur indignation. La tension est rapidement montée aux abords de la brigade territoriale de la gendarmerie de Kolaboui, où des actes de vandalisme ont été enregistrés.
D’après plusieurs témoins, des manifestants auraient saccagé les locaux de la brigade, occasionnant d’importants dégâts matériels. Deux ordinateurs ainsi que plusieurs documents administratifs auraient été emportés. Des vitres ont été brisées, cinq motos incendiées et plusieurs bureaux endommagés avant l’intervention des forces de sécurité, notamment des éléments de la Police CMIS et de la gendarmerie venus en renfort depuis Kamsar.
Ces violences ont installé un climat de peur et de confusion dans la ville. De nombreux citoyens appellent désormais au calme et exhortent les autorités à diligenter une enquête afin de déterminer les circonstances exactes de l’accident ainsi que les responsabilités liées aux incidents survenus par la suite.
Ce dimanche 10 mai 2026, les activités économiques sont restées fortement perturbées à Kolaboui. La majorité des boutiques ont gardé leurs portes fermées, tandis qu’un important dispositif sécuritaire, composé de forces de l’ordre venues de Kamsar et de Boké, a été déployé pour prévenir toute nouvelle flambée de violence.
Depuis Boké, Mamoudou DIALLO, pour Lerevelateur224.com.
