Lors d’une conférence de presse tenue ce mercredi 29 avril à son siège, l’ancien président du parti Bloc Libéral, Faya Millimouno, n’a pas mâché ses mots pour dénoncer les conditions d’organisation du processus électoral en cours. Un double scrutin législatif et communal qu’il juge unilatéral avec des coûts exorbitants.
L’ancien président du BL accuse les autorités de transition d’avoir posé les bases d’un système biaisé dès la mise en place des organes techniques.
‘’Tout a commencé par la violation de la loi avec la mise en place d’une commission électorale qui ne comportait aucun représentant des compétiteurs. Pourtant, les élections sont organisées pour les partis politiques et les entités indépendantes qui souhaitent compétir’’, a-t-il estimé.
Poursuivent, il dénonce la manière dont ont été déterminés les quotients électoraux et les plafonds de dépenses. « Le législateur avait pourtant prévu que, pour déterminer les quotients et les plafonds de dépenses, les entités en compétition devaient être représentées », a-t-il ajouté.
Par ailleurs, il rappelle que lors des élections communales de 2018, le quotient dans les communes rurales était fixé à 3 millions de francs guinéens.
‘’Vous savez vous-mêmes que la commission qui a fixé ces quotients fantaisistes a agi de manière unilatérale. Rappelons qu’en 2018, lors des élections communales, le quotient dans les communes rurales était de 3 millions de francs guinéens. Cette année, il est passé à 35 millions, soit une augmentation de plus de 200 %. Pourtant, depuis les années 1990, même en cumulant les croissances annuelles, l’économie guinéenne n’a probablement pas atteint une progression de 1 000 %. Mais en seulement neuf ans, on voudrait nous faire croire à un bond de plus de 1 200 %. C’est ridicule’’, a-t-il déploré.
Dans les communes urbaines, la hausse est également significative : de 8 millions en 2018 à 35 millions actuellement, soit plus de 200 % d’augmentation.
‘’Dans les communes urbaines, le quotient était de 8 millions en 2018. Aujourd’hui, il est de 35 millions, soit une hausse de plus de 200 %. Nous l’avons toujours dit à travers vos médias : ce n’est pas une compétition de trafiquants ou de vendeurs de drogue. Nous ne sommes pas des “nagos”, nous sommes des leaders politiques, porteurs de valeurs et attachés à des principes. C’est pour cela que nous nous battons, afin que notre pays n’aille pas à la dérive’’, a déploré l’ancien candidat malheureux de la Présidentielle de 2025.
Gnama KABA, pour Lerevelateur224.com.
