L’esplanade du Palais du peuple a été le théâtre d’une vive mobilisation ce mercredi 22 avril 2026. Si la signature tardive du statut particulier la veille a permis d’amorcer une décrispation, le syndicat de l’administration parlementaire (CNT), soutenu par l’USTG, maintient la pression pour obtenir gain de cause sur l’ensemble de ses revendications.
Le calme semble revenir progressivement aux abords du palais du peuple, mais la détermination reste intacte. Munis de banderoles et de slogans explicites, les travailleurs de l’administration parlementaire ont marqué leur mécontentement ce mercredi matin lors d’un sit-in. L’enjeu ? L’amélioration de leurs conditions de vie et de travail, cristallisée autour d’une plateforme revendicative complexe.
Une victoire historique, mais partielle
L’annonce est tombée tard dans la nuit de mardi. Le statut particulier de l’administration parlementaire a enfin été signé. Pour Aboubacar Kaba, premier secrétaire chargé de la syndicalisation au sein de l’Union Syndicale des Travailleurs de Guinée (USTG), c’est une avancée notable mais insuffisante.

‘’C’est la première fois dans l’histoire de la Guinée qu’une section syndicale au Parlement obtient de tels résultats. Nous ne sommes pas là pour la pagaille, mais pour régler un problème de dimension nationale’’, a-t-il déclaré, soulignant avoir reçu mandat de son secrétaire général, Abdoulaye Camara, pour encadrer le mouvement.
Au-delà du statut : les « points nodaux » de la crise
Si le statut est un socle, il reste une « coquille vide » sans ses textes d’application. Ismaël Gassim Kalissa, secrétaire général du Bloc syndical de l’administration parlementaire, a été on ne peut plus clair.
‘’Il y a aussi les arrêtés d’application qui déterminent les avantages professionnels. Un statut particulier sans les arrêtés d’application, ça ne veut rien dire’’, a-t-il assuré.
Vers une suspension du mouvement
Grâce à la médiation de l’USTG et à la signature d’un mémorandum d’entente hier soir, un appel à la suspension du sit-in a été lancé pour permettre aux négociations de se poursuivre dans un cadre serein.
‘’Nous avons demandé aux travailleurs de mettre fin au sit-in car une commission de négociation est déjà à l’œuvre pour traiter les points restants’’, a précisé Aboubacar Kaba.

De son côté, Ismaël Gassim Kalissa a tenu à saluer la « ténacité » de ses troupes tout en prévenant que le bureau syndical prendra ses responsabilités, notamment sur le dossier FUGAS, pour que les droits des travailleurs soient respectés.
Pour l’heure, les fonctionnaires parlementaires reprennent le chemin des bureaux, mais les yeux restent rivés sur le comité de suivi. Le compte à rebours des trois mois pour l’application effective des nouveaux avantages est désormais lancé.
Mamadouba CAMARA, pour Lerevelateur224.com.
