Dans une interview accordée ce dimanche 19 avril 2026 à notre rédaction, Pr. Lamarana-Petty Diallo, ancien membre de l’UFDG, désormais de la GMD (Génération pour la Modernité et le Développement), est revenu sur les graves accusations formulées récemment par Antoine Dogbo GUILAVOGUI, ex-fédéral de l’UFDG à Kankan, contre le ministre Ousmane Gaoual Diallo. Ces allégations portent sur la mise à disposition de véhicules aux réformateurs à l’époque.
Selon Pr. Diallo, le problème trouve sa source dans un manque de formalisation des engagements.
‘’Si on a dit verbalement à ces fédéraux qui venaient d’adhérer au mouvement à l’époque des réformateurs, cela ne fait pas un témoignage solide, parce que nous sommes dans le verbal’’, dit-il.
Selon lui, il aurait fallu matérialiser cela, ‘’dire qu’on vous donne ces véhicules pour telle raison, pour telle mission, dans tel objectif. Apparemment, cela n’a pas été fait. Donc, je dis qu’il n’y a pas eu de texte, il n’y a pas eu un contrat parfait signé par l’une ou l’autre partie.’’
Deuxièmement, poursuit-il, ‘’si un monsieur est arrivant et bénéficiant d’un véhicule, c’est tout à fait normal qu’il se dise que c’est en termes de compensation. Voilà, et que le véhicule leur appartient. Et que c’est le président Mamadi Doumbouya qui lui a offert un véhicule et que personne en face ne sorte lui dire que non. Ce que vous affirmez n’est pas juste, n’est pas vrai. C’est un véhicule qui a été mis à disposition par M. Ousmane Gaoual. Donc, c’est resté en l’état et un an après, on lui dit de rendre ce véhicule. Ce monsieur s’était installé dans l’idée qu’on lui a offert le véhicule. Sacré problème’’, a-t-il ajouté.
Et d’asséner : « Ce n’est pas que M. Dogbo qui n’a pas voulu rendre le véhicule, c’est lui qui a résisté le plus, qui a dit qu’il ne le rend pas. Mais d’autres aussi avaient tenté de le conserver. Après médiation, ils ont ramené le véhicule. Autrement dit, il ne faut pas tout simplement s’acharner sur M. Dogbo pour sa sortie. Il faut avec d’autres cas. Donc, moi, j’ai voulu rétablir la vérité en tant que président du CERAG et de réformateur et indépendamment de toute opposition d’idée et de vision entre M. Gaoual et moi-même. Pourquoi je le fais ? Je le fais d’abord en âme et conscience et je sais que non seulement ma parole compte, mais aussi ma voix porte. Autrement dit, si je mentais sur M. Gaoual, ce serait difficile d’établir la vérité. Tout le monde aurait pris ça pour la vérité. Et moi, je ne suis pas de ce genre. M. Gaoual a mis à disposition, il ne l’a pas donné.’’
Gnama KABA, pour Lerevelateur224.com.
