Dans une interview accordée ce dimanche 19 avril, à notre rédaction, Pr. Lamarana-Petty Diallo, ancien membre de l’UFDG, désormais membre de la Génération pour la Modernité et le Développement (GMD), a exprimé sa déception après l’invalidation de sa candidature la Direction Générale des Élections (DGE). Une candidature recalée au compte des législatives du 31 mai prochain.
Soutien du CNRD, Pr. Lamarana-Petty Diallo dit être surpris de cette décision. ‘’Franchement, ça a été une surprise, même si cette surprise est marquée de sérénité, parce que c’est ce qu’il faut en toutes circonstances et en toutes situations. J’avoue que je suis moins surpris que, je dirais, les compatriotes d’ici et d’ailleurs. C’est, sans trop exagérer, une stupéfaction vraiment qui me remonte’’, confie-t-il, tout en précisant qu’il ne met personne en cause.
‘’Je ne remets personne en cause individuellement ni collectivement. Je crois en la transparence des choses. Cependant, je ne saurais expliquer ce qui s’est passé pour cause’’, a-t-il ajouté.
Ancien cadre de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG), Lamarana-Petty Diallo rappelle son engagement en faveur du Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD) depuis son arrivée au pouvoir, ainsi que son soutien au président Mamadi Doumbouya.
‘’Je suis un soutien avéré du CNRD depuis son avènement et de son président. Je me suis battu sur tous les terrains, en Guinée, mais aussi en Europe. Dans les médias, j’ai parcouru le pays, j’ai assisté à toutes les élections. J’étais dans la région de Mamou pour le référendum. J’ai parcouru toute la région avec des personnalités du pays, des ministres. Pour la présidentielle, j’étais à Labé. J’ai été formateur national, formateur du bureau de vote et de superviseur pour toutes les échéances. Je n’ai jamais baissé les bras. J’ai pris des risques, il faut le dire, parce que lorsque moi j’appelais le président Doumbouya à se présenter à l’élection présidentielle, c’était au mois d’avril, exactement, je m’en souviens, le 30 avril 2024, personne n’osait le dire. Et l’avalanche de tout ce qu’il y a, je me passe de le dire, comme menace, injure, de traître au service du CNRD, etc. Mais bon, tout cela est passé sous l’eau’’, a-t-il fulminé.
Perçu comme une voix de la diaspora guinéenne, il indique recevoir de nombreux messages de soutien. « Ce qui m’interpelle et qui devrait certes interpeller, c’est que quand même, modestement, je représente la diaspora, au-delà de l’Europe même. Et le message qui me vient, c’est que M. Diallo, si vous, vous ne figurez pas, on ne sait pas ce que nous autres, nous pouvons faire. Personne n’a fait comme vous, vous avez tout abandonné, vous vous êtes battus sur le terrain. Pour nous, vous êtes notre représentant’’, assène-t-il.
Interrogé sur une éventuelle saisine de la Cour suprême, il s’est plutôt réservé d’afficher une posture allant dans ce sens.
‘’L’idée me traverse la tête, mais pour saisir la Cour suprême, il faut avoir des éléments. En fait, je n’ai aucun élément pour saisir la Cour. Je sais simplement que ma candidature n’a pas été validée. Donc, pour saisir la justice, il faut avoir des éléments à lui soumettre et je n’en ai pas’’, a-t-il coupé court.
Alors que les campagnes électorales seront lancées en début de mai, Pr. Lamarana-Petty Diallo livre son point de vue sur le processus en cours.
‘’Je crois qu’il avance. On a vu quand même qu’il y a eu beaucoup de problèmes, de conflits, de positionnements. Mais, c’est indépendant de toute élection. On peut dire qu’il y a eu une sorte de combat entre les membres des directoires GMD et surtout, les présidents des délégations spéciales. On a vu beaucoup de listes dans beaucoup de communes de ces deux entités, sans parler des indépendants, mais aussi des partis politiques.
Donc, si on prend cela, on peut dire que c’est démocratique, mais quand même, il y a eu, on peut parler de cafouillage, je crois, en ce qui concerne ce conflit entre les directoires et les délégations spéciales, parce que chacun disant que le droit lui revenait de faire ceci, de faire cela, est-ce que cela n’aurait pas dû être mieux géré en amont ?’’, s’est-il interrogé.
Gnama KABA, pour Lerevelateur224.com.
