26 mars 1984 – 26 mars 2026, cela fait jour pour jour, 42 ans, depuis que le peuple de Guinée a appris la disparition de l’ancien premier président de la Guinée indépendante, Ahmed Sékou Touré. Plus de quatre décennies après la mort de cet homme politique, l’heure est aux souvenirs, à la reconnaissance de ses acquis, mais aussi à la réflexion sur l’héritage qu’il a laissé à la nation guinéenne.
Interrogé ce jeudi 26 mars 2026, Elhadj Django Cissé, président de la délégation spéciale de la commune urbaine de Kindia, est revenu sur l’importance de cette date dans l’histoire du pays. Il a rappelé le rôle majeur joué par le père de l’indépendance dans la construction de la nation guinéenne. Toutefois, il a déploré le manque d’intérêt accordé à la commémoration de l’anniversaire de son décès au niveau national.
Selon lui, cette journée devrait être officiellement célébrée sur toute l’étendue du territoire, afin d’honorer la mémoire de cet ancien dirigeant et de transmettre son héritage aux jeunes générations.
‘’Nous mesurons toute l’importance de cette journée. Elle devrait être reconnue par le peuple de Guinée. Il y a 42 ans, nous avons perdu le père de l’indépendance de notre pays. La Guinée possède une histoire que la nouvelle génération doit impérativement connaître. Nous avions pris un tournant décisif. Le pays aurait pu suivre un autre chemin. Cet homme a énormément donné à la Guinée, non seulement en consolidant l’unité nationale, mais aussi en soutenant d’autres peuples dans leur lutte pour l’indépendance. Il y a donc beaucoup à dire sur son apport à la prospérité et à l’humanité’’, a déclaré Elhadj Django Cissé.
Plus loin, le président de la délégation spéciale de Kindia estime que cette date devrait être consacrée au recueillement et à l’hommage national rendu à Ahmed Sékou Touré. Selon lui, il s’agit d’un moment de mémoire collective permettant aux Guinéens de saluer le parcours et les contributions de l’ancien chef d’État à l’histoire du pays.
‘’Dans des conditions normales, cette journée ne devrait pas être ouvrable en Guinée. Le peuple devrait rendre hommage à ce grand homme qui a tant donné aux Guinéens. Sous son régime, il y avait des cadres compétents et des entreprises à tous les niveaux. La souveraineté nationale était affirmée et la protection assurée. Aujourd’hui encore, à défaut d’un enseignement approfondi de notre histoire à la jeune génération, cette journée devrait être dédiée à la mémoire de cet homme. Le peuple devrait se recueillir et prier, comme cela se fait actuellement à la mosquée Fayçal, afin que son âme repose en paix’’, a-t-il souhaité.
Depuis Kindia, Amara dji SYLLA, pour Lerevelateur224.com.
