L’annonce du décès de Toumba Diakité, survenue ce mercredi 25 mars 2026, selon l’administration pénitentiaire de la prison civile de Coyah, continue de provoquer une onde de choc en Guinée et au-delà. Dans une interview bouleversante, un proche du défunt revient sur la disparition de celui qu’il décrit comme « une référence » et partage des confidences inédites sur leur dernière rencontre à la maison centrale de Conakry.
Dès les premiers mots, le ton est empreint d’émotion. « C’est une stupéfaction, une grande désolation, une grande perte », confie-t-il, évoquant non seulement la douleur de la famille, mais aussi celle « des millions de personnes » qui voyaient en Toumba Diakité un symbole d’espoir. Selon lui, sa disparition dépasse le cadre national : « Ce n’est pas seulement une perte pour la Guinée, mais pour l’humanité ».
Au-delà de l’hommage, Abdourahmane Diakité insiste sur le vide laissé par celui qu’il considère comme un modèle pour toute une génération. « La perte d’une référence, c’est une perte de repères », affirme-t-il, soulignant l’influence morale que l’ancien militaire exerçait, y compris depuis sa détention.
Le proche raconte s’être rendu à plusieurs reprises auprès de Toumba Diakité durant sa détention. À chaque fois, dit-il, les échanges tournaient autour de conseils, de valeurs et d’orientation pour les jeunes.
Lors de leur ultime rencontre, alors qu’il lui confiait être étudiant en master, la réaction du détenu l’a profondément marqué. « Il m’a dit : “c’est très bien, les jeunes doivent continuer à se former, vous êtes l’avenir” », rapporte-t-il.
Selon ce témoignage, Toumba Diakité aurait insisté avec force sur le rôle central de l’éducation. « Pour garantir l’avenir, il faut étudier », lui aurait-il conseillé.
Ce message, décrit comme leur « dernière conversation », résonne aujourd’hui avec une intensité particulière. Pour son interlocuteur, ces mots résument l’héritage moral laissé par l’ancien détenu : encourager la jeunesse à s’instruire pour servir le pays.
Abdourahmane révèle également les circonstances troublantes dans lesquelles la famille a appris la nouvelle. « Nous l’avons apprise sur les réseaux sociaux, à travers un communiqué de l’administration pénitentiaire », explique-t-il, évoquant une grande surprise et l’absence de communication officielle directe avec les autorités.
À ce stade, les avocats de la famille ont été saisis. Ils devraient entamer des démarches pour obtenir la restitution du corps, préalable aux décisions concernant l’inhumation. « Notre intermédiaire, ce sont les avocats », précise le proche, soulignant qu’aucun contact officiel n’a encore été établi avec l’État.
Mohamed FOFANA, pour Lerevelateur224.com.

