Limogé avec fracas de la Direction de l’Information et de la Communication (DCI) de la Présidence, Moussa Condé a choisi les réseaux sociaux pour une confession à cœur ouvert ce dimanche 22 mars 2026.
Entre espionnage manqué, pratiques mystiques et mœurs légères, l’ex-communicant en chef de la Présidence de la République révèle les dessous d’un départ qu’il juge lui-même « mérité.»
Dans un post publié sur sa page Facebook devenu viral, Moussa Condé, l’ancien homme fort de la communication présidentielle, est revenu sur les circonstances troubles de son éviction. Loin de nier les faits, il dresse un réquisitoire implacable contre sa propre gestion et ses écarts de conduite.
L’espionnage qui a tout déclenché
Tout commence par une tentative d’infiltration. Moussa Condé avoue avoir sollicité l’un des gardes rapprochés du Chef de l’État, un certain Condé Billy, pour obtenir des informations confidentielles sur ce qui se disait à son sujet au sommet de l’État.
Un service payé à 500 000 GNF
Malheureusement pour lui, l’appel a été intercepté, entraînant la saisie de son téléphone par les services de contrôle.
Entre marabouts et pratiques mystiques
L’analyse de son téléphone a révélé une face cachée du personnage. Les enquêteurs sont tombés sur des échanges WhatsApp avec plusieurs marabouts.
‘’Je leur demandais de faire du travail pour moi afin que je sois dans les bonnes grâces du Président et pour ne pas que je sois limogé’’, a-t-il confessé.
Des vidéos de rituels mystiques, envoyées par ses contacts occultes, ont fini de sceller son sort aux yeux des autorités.
Gestion financière et dérives sexuelles
Au-delà du mystique, c’est aussi l’éthique professionnelle qui a fait défaut. Moussa Condé reconnaît avoir « complètement échoué » dans la gestion administrative de la DCI. Il cite notamment le non-paiement régulier des primes de ses employés, un facteur de mécontentement interne majeur.
Le coup de grâce est venu de la sphère privée. L’appareil de l’ex-directeur contenait des vidéos à caractère sexuel, filmées avec des jeunes femmes au sein même de son bureau à la Présidence. Des images qu’il qualifie lui-même de « bordel », indignes d’une telle fonction républicaine.
Un limogeage « bien mérité »
Fait rare dans le paysage politique guinéen, Moussa Condé ne crie pas au complot.
‘’Ce limogeage est bien mérité, il n’est pas fait au hasard’’, martèle-t-il, affirmant livrer ces détails de son plein gré pour que l’opinion publique soit informée de la réalité des faits.
Cette sortie médiatique, aussi transparente que fracassante, laisse désormais la place à une question : quelles seront les suites judiciaires ou administratives pour l’ex-directeur, après de tels aveux ?
Mamadouba CAMARA, pour Lerevelateur224.com.
