lerevelateur224
  • Accueil
  • Politique
  • Société
  • Publireportage
  • Sport
  • Économie
  • Echos régions
No Result
View All Result
  • Accueil
  • Politique
  • Société
  • Publireportage
  • Sport
  • Économie
  • Echos régions
No Result
View All Result
lerevelateur224
No Result
View All Result

Crise de liquidités en Guinée – Dr. Ousmane Kaba pointe les causes : ‘’il faut que la banque centrale respecte les règles…’’

16 mars 2026
KINDIA – Friguiagbé : les fidèles musulmans célèbrent la Nuit du Destin pour la paix en Guinée

Depuis plusieurs semaines, une pénurie de liquidités est observée un peu partout à travers le pays. Les banques n’arrivent plus à satisfaire la clientèle, une situation qui continue d’alimenter les inquiétudes chez les citoyens. Pour l’économiste Dr. Ousmane Kaba, président du parti PADES, cette situation reste maîtrisable et ne doit pas être confondue avec une crise bancaire grave.

Selon lui, le phénomène actuel correspond à un problème de liquidités, une difficulté temporaire des banques à répondre immédiatement aux demandes de retrait des clients.

‘ »C’est une maladie qu’on appelle le problème de liquidités dans les banques. Lorsque les banques n’arrivent plus à satisfaire les besoins de retrait des clients, on dit que la banque est illiquide. Évidemment, il ne faut pas confondre l’illiquidité et l’insolvabilité. L’insolvabilité, c’est lorsque les banques font des mauvais crédits qui ne peuvent pas être remboursés et la banque tombe en faillite. On n’est pas du tout dans ce cas. Je ne voudrais pas que les gens soient alarmés. C’est une simple crise d’illiquidité et ça existe souvent dans les économies’’, explique-t-il.

Pour comprendre l’origine de cette crise de liquidités, Dr. Ousmane Kaba rappelle que les banques disposent essentiellement de deux sources d’approvisionnement en argent : les dépôts des clients et les ressources obtenues auprès de la Banque centrale.

‘’Une banque, c’est un intermédiaire financier. Pour simplifier, disons que c’est un commerçant d’argent. La banque commerce l’argent. S’il y a des problèmes de liquidités, si les banques manquent de l’argent, il faut voir ses sources d’approvisionnement. La banque a deux sources essentielles. Soit c’est les clients qui déposent leur argent au guichet de la banque sur leur compte, soit la banque s’approvisionne auprès de la banque centrale. Au niveau de la banque centrale, soit les banques ont déposé de l’argent à la banque centrale parce que la banque centrale, c’est la banque des banques. Tout ce que vous faites auprès de votre banque, la banque aussi fait la même chose auprès de la banque centrale. Vous déposez votre argent dans une banque, la banque aussi dépose son argent à la banque centrale. Vous venez demander du crédit auprès de votre banque, et bien les banques commerciales aussi demandent du crédit auprès de la banque centrale. C’est ce qu’on appelle le refinancement’’, a-t-il ajouté.

D’après Dr. Kaba, certaines politiques monétaires peuvent réduire la capacité des banques à accéder rapidement à ces ressources.

‘’S’il y a manque de liquidités, voyons un peu ce qui se passe au niveau de la banque centrale. Il faut revoir toute la politique d’émission de la banque centrale. Qu’est-ce qui se passe ? Est-ce que les banques n’ont pas accès à leur argent déposé auprès de la banque centrale, comme elles le souhaitent ? Ou est-ce que la banque centrale refuse de refinancer les banques commerciales ?’’, s’est-il interrogé.

Plus loin, il évoque l’impact des dépenses extrabudgétaires de l’État, qui peuvent pousser la banque centrale à limiter le crédit au secteur privé afin de contrôler la masse monétaire et éviter une hausse de l’inflation.
‘’Généralement, lorsque cela arrive, c’est parce qu’entretemps, la banque centrale, qui est la banque de l’État, a fait trop de dépenses pour l’État, des dépenses non prévues, alors que la masse monétaire, est surveillée par les institutions de Breton Woods, notamment le Fonds monétaire international, pour éviter l’inflation. Alors, si la banque centrale crée beaucoup d’argent, c’est-à-dire fait beaucoup de dépenses pour l’État, des dépenses non prévues, elle a tendance à compenser au niveau du secteur privé.
Donc, elle peut être amenée à réduire le refinancement auprès des banques commerciales pour que celles-ci réduisent le crédit au secteur privé. On appelle ça en économie l’effet d’éviction. Ce n’est pas une bonne politique. Il faut que l’État arrête de faire des dépenses extrabudgétaires. Ça peut être l’une des sources de manque de financement’’, a-t-il fait savoir.

Selon lui, un autre facteur important réside dans la réaction des clients eux-mêmes. ‘’Mais de l’autre côté, ce qui se passe lorsque déjà une banque ou deux ou deux banques ont des difficultés à satisfaire les clients, la confiance est érodée. Si vous venez dans votre banque et que vous avez des difficultés, vous racontez ça à tout le monde, les autres aussi prennent peur. Donc, ils refusent d’envoyer leur argent en disant : ‘si demain j’ai besoin de mon argent, je ne pourrai pas retirer cet argent’. Donc, ça aussi, c’est une crise de liquidités qui vient là. Dès que les gens se méfient de la banque, ce n’est pas une très bonne chose…’’, assure-t-il.

Par ailleurs, il met cependant en garde contre cette pratique, estimant qu’elle expose les citoyens à des risques de vol ou d’incendie et aggrave la pénurie de liquidités dans les banques.

‘’Mettre son argent sous les paillasses, mettre dans son armoire fermée, ou ceux qui vendent au marché, on met beaucoup d’argent dans les armoires et on ferme dans les caisses. C’est quelque chose que je déconseille formellement. Pourquoi ? Parce que des voleurs peuvent vous guetter. Ou alors, nous avons souvent des accidents d’incendie. Donc, ce n’est pas une bonne chose’’, a-t-il déconseillé.

Pour sortir durablement de cette pénurie, l’ancien ministre de l’économie et des finances appelle la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG) à revoir sa politique de refinancement, afin de permettre aux banques d’accéder plus facilement à leurs ressources.

‘’Il faudrait d’abord que la BCRG revoie toute sa politique d’émission et de refinancement. La politique de refinancement, il faut que la banque centrale respecte les règles. Que l’accès des banques à leurs propres dépôts auprès de la banque centrale soit illimité. Et immédiat. Mais deuxièmement, lorsque les banques ont besoin de financement, que la banque centrale puisse les refinancer dans des conditions convenues’’, a-t-il exhorté.

Pour finir, il recommande également à l’État de respecter une discipline budgétaire stricte afin d’éviter des dépenses non prévues susceptibles de perturber l’équilibre monétaire. Aux citoyens, il les invite à continuer de faire confiance au système bancaire en déposant leur argent dans les banques plutôt que de le conserver à domicile.

‘’Il faudrait que les déposants aient confiance dans leur banque. Alors, j’invite tous les agents économiques qui ont de l’argent par dévers, de se débarrasser de cet argent et de déposer au guichet de leur banque. C’est très, très important. Ça évite les problèmes de vol, ça évite les problèmes d’incendie, ça évite les problèmes de brigandage. Et les banques doivent faire l’effort de satisfaire les clients. Et finalement, je dirais à l’État, d’éviter des dépenses non prévues’’, a-t-il conclu.

 

Gnama KABA, pour Lerevelateur224.com.

ShareTweetPin
Previous Post

KINDIA – Friguiagbé : les fidèles musulmans célèbrent la Nuit du Destin pour la paix en Guinée

Next Post

Mobilisation de l’armée guinéenne pour sécuriser nos frontières : Mieux vaut prévenir que guérir ! (Par Sayon Mara)

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Facebook Twitter
  • SIGUIRI : 27 personnes jugées pour consommation de chicha, le parquet requiert six mois de prison avec sursis

    0 shares
    Share 0 Tweet 0
  • KAMSAR : un adolescent présumé voleur battu à mort à Kassongony Sossotaye

    0 shares
    Share 0 Tweet 0
  • LABE : le gouverneur donne le coup d’envoi du concours à l’enseignement au lycée wouro

    0 shares
    Share 0 Tweet 0
  • KANKAN : 6 702 candidats en lice pour le recrutement des enseignants à la Fonction publique

    0 shares
    Share 0 Tweet 0
  • KINDIA : plus de 13 000 candidats à l’assaut des postes d’enseignants

    0 shares
    Share 0 Tweet 0

Lerevelateur224.com l’info sans passion
Journal d’information en ligne

Directeur de publication: Habib Marouane Camara

Tel: +224 628 44 55 63
+224 625 25 00 95

Adresse:

Centre commercial Chic Africa

Lambanyi centre

© Lerevelateur224.com, tous droits réservés

No Result
View All Result
  • Accueil
  • Politique
  • Société
  • Publireportage
  • Sport
  • Économie
  • Echos régions

© Lerevelateur224.com, tous droits réservés