Les enseignants contractuels non retenus à la fonction publique poursuivent leur mobilisation pour obtenir leur intégration. Ce dimanche, ils ont tenu une assemblée générale dans la commune urbaine de Boké. Profitant du mois sacré de Ramadan pour les musulmans et du Carême pour les chrétiens, ils ont également organisé des séances de prières afin de soutenir leur combat.
Placée sous la présidence du bureau national, la rencontre a mobilisé des enseignants venus de plusieurs collectivités de la préfecture, notamment Kamsar, Kolaboui, Bintimodia, Sansalé, Malapouya, Dabis, Kanfarandé et Sangarédi.

Selon les responsables du collectif, les démarches engagées commencent à porter leurs fruits. Le porte-parole national, Elhadj Mamadou Djaka Sow, affirme que leur engagement dans le cadre du protocole d’accord signé le 3 janvier 2026 est désormais pris en compte. Il resterait seulement le traitement et la validation des listes par les autorités compétentes.
« À date, notre engagement a été acté. Il ne reste que le traitement et la réception des listes. Une commission est déjà en place et la Fonction publique a adressé un courrier à l’intersyndicale pour la participation de ses membres. Nous attendons maintenant la réponse finale », a-t-il déclaré à l’occasion de cette assemblée générale.
Dans une démarche qu’ils qualifient de pacifique et méthodique, les membres du bureau national ont mené plusieurs actions à Boké, afin de faciliter leur intégration. Le collectif affirme ne négliger aucun détail pour atteindre cet objectif.

Pour Sékou Diallo, porte-parole du collectif dans la région de Boké, la mission du bureau national s’inscrit également dans une série de visites de courtoisie auprès des autorités locales.
« La mission a effectué des visites à la mairie, à la Direction préfectorale de l’éducation (DPE) et à l’Inspection régionale de l’éducation (IRE) de Boké. Nous avons aussi organisé une cérémonie de lecture du Saint Coran dans l’enceinte de la préfecture, ainsi qu’une rupture collective », a-t-il expliqué.
Cette initiative est saluée par certaines autorités éducatives locales, qui reconnaissent l’engagement de ces enseignants dans la formation des élèves, malgré leurs conditions de travail souvent difficiles.
Mohamed Doumbouya, chef de la section pédagogique à la Direction préfectorale de l’éducation (DPE) de Boké, souligne que dans plusieurs localités, ces enseignants jouent un rôle essentiel dans le fonctionnement des écoles.
« C’est une chose salutaire et nous leur avons signifié notre soutien. Aujourd’hui, nous voulons combler les besoins dans nos écoles. Il y en a beaucoup qui dispensent les cours sans rémunération, mais ils acceptent quand même. Je précise même que certaines écoles sont entièrement tenues par un seul enseignant contractuel non retenu à la fonction publique », a-t-il indiqué.
Par ailleurs, la délégation nationale prévoit de rencontrer les enseignants ayant constaté des irrégularités dans les informations figurant dans les canevas transmis par le ministère, ainsi que dans certaines listes établies par la Direction préfectorale de l’éducation.
Pour atteindre cet objectif, le collectif compte s’appuyer sur la mobilisation et la solidarité de l’ensemble des enseignants concernés à travers la préfecture de Boké.
Depuis Boké, Mamoudou DIALLO, pour Lerevelateur224.com.

