Dans une déclaration publiée ce mercredi 4 mars 2026, le leader de l’UFDG a exprimé sa « profonde consternation », après l’enlèvement nocturne de la mère et de la sœur de l’ancien ministre d’État Tibou Camara à Dinguiraye. L’opposant y voit une stratégie de pression sur les voix critiques en exil.
Quelques heures seulement après les événements survenus à Dinguiraye, Cellou Dalein Diallo est monté au créneau pour dénoncer ce qu’il qualifie de « pratiques injustes et immorales ».
Un raid nocturne en plein mois de Ramadan
Selon le récit du président de l’UFDG, les faits se sont déroulés le mardi 3 mars aux environs de 22 heures, peu après la rupture du jeûne. Des hommes en uniforme, encagoulés et circulant dans des véhicules sans immatriculation, auraient fait irruption au domicile familial pour emmener Hadja Asmaou Diallo (84 ans) et Hadja Fatoumata Binta Camara (67 ans).
‘’À défaut de mettre la main sur les critiques du régime se trouvant à l’étranger, le pouvoir s’en prend aux membres de leurs familles restés en Guinée’’, martèle l’ancien Premier ministre.
La liste s’allonge : le spectre des disparitions forcées
Dans son plaidoyer, Cellou Dalein Diallo dresse un inventaire glaçant des disparitions signalées ces dernières années sous l’ère du CNRD. Il rappelle que de nombreuses familles restent sans nouvelles de leurs proches, citant notamment :
Foniké Menguè et Billo Bah (disparus depuis juillet 2023) ;
Habib Marouane Camara et Saadou Nimaga (2024) ;
Les proches de Babila Keita et de l’artiste Elie Kamano (2025) ;
Nènè Oussou Diallo et Sékou Camara (janvier 2026).
Pour le leader de l’opposition, ce mode opératoire vise clairement à réduire au silence les opposants extérieurs en s’attaquant à leurs cercles familiaux.
Un appel à la mobilisation nationale et internationale
Condamnant avec la « plus grande fermeté » ces actes qu’il juge indignes, le président de l’UFDG exige la libération immédiate et inconditionnelle des deux dames ainsi que de toutes les victimes de disparitions forcées.
Il a conclu son message par une adresse solennelle aux forces vives, aux autorités religieuses et aux partenaires internationaux de la Guinée, les exhortant à « ne pas détourner le regard » face à ce qu’il qualifie de violations flagrantes des droits de l’homme.
Mamadouba CAMARA, pour Lerevelateur224.com.
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