Chers frères et sœurs,
Dans un esprit de paix, de responsabilité et de fraternité, je souhaite attirer l’attention de tous sur l’importance de préserver l’harmonie au sein de notre communauté. Le différend lié à la désignation du patriarche de Kissidougou, à la suite du décès de Mamadi Mansaré en 2024, est une affaire familiale et coutumière. Il ne doit en aucun cas devenir une source de division communautaire.
L’histoire montre que les conflits naissent souvent de malentendus, de procédures contestées et de manipulations. Lorsque ces facteurs prennent le dessus, ce sont nos communautés qui en souffrent. Depuis deux ans, l’absence de patriarche fragilise nos équilibres collectifs. Nous avons donc tous le devoir moral de privilégier le calme, le dialogue sincère entre les parties concernées et le respect mutuel.
Les communautés sont appelées à rester neutres et à jouer un rôle de médiation, d’apaisement et de conseil. La prévention des conflits commence par nos paroles et nos comportements : éviter les provocations, rejeter les discours de haine et encourager un dialogue constructif.
Recommandations
1. À l’administration :
Adopter une gestion impartiale de la crise, rester neutre et ouvrir un dialogue inclusif avec l’ensemble des familles concernées.
2. Aux communautés :
S’abstenir de toute ingérence dans cette crise strictement familiale. Leur rôle légitime est d’assurer la médiation et l’apaisement, sans devenir des acteurs du conflit. Elles doivent également refuser toute manipulation susceptible d’alimenter les divisions. Le repli communautaire dans un conflit familial fragilise la cohésion sociale, crée des tensions durables et affaiblit le rôle traditionnel de garant de l’harmonie collective.
3. Aux familles désignatrices :
Promouvoir activement le dialogue, le pardon et la réconciliation afin de parvenir à une solution consensuelle.
Alternative
En cas d’échec des démarches actuelles, une option pourrait être la mise en place d’un conseil des sages tournant, comme cela existait avant 1998, afin d’assurer une gouvernance équilibrée et respectée.
Conclusion
La désignation du patriarcat de Kissidougou concerne l’ensemble des familles unies par l’histoire. Les communautés doivent rester neutres et fidèles à leur tradition de sagesse, sans se laisser entraîner dans un conflit familial.
Les honneurs passent, mais la vérité, la justice et l’unité demeurent. Restons unis, vigilants et solidaires pour que Kissidougou demeure un symbole de cohésion, de respect et de sagesse.
Samuel KOUROUMA
Acteur politique
Fils de Kissidougou
Pour la vérité, la justice et la cohésion communautaire
