Le commissariat spécial de la sécurité routière de Kissidougou, a présenté ce samedi 24 janvier 2026, le bilan des cas d’accidents enregistrés dans la commune urbaine, au compte de l’année 2025.
Ces statistiques, fournies par le premier responsable de ce service, le lieutenant colonel Mamady Mara, mentionnent les cas d’accidents mortel et mineur, les blessures graves et légères, ainsi que des dégâts matériels importants et légers.
‘’Au total, nous avons enregistré 80 accidents courant l’an 2025. Mais malheureusement, 6 d’entre eux étaient des cas mortels. Ces cas d’accidents mortels ont coûté la vie à 6 personnes dont 3 femmes. Egalement, ces différents accidents ont fait en tout 49 blessés dont 18 graves. Quant aux cas des dégâts matériels, on dénombre 15 cas de dégâts matériels importants et 25 cas de dégâts matériels légers. En ce qui concerne les accidents mineurs, il y en eu seulement 5 cas’’, a-t-il détaillé.
Au cours de cette présentation de bilan, l’officier de police n’a pas manqué de revenir sur les causes des accidents qui continuent d’endeuiller des familles à Kissidougou.
‘’Vous savez, il y a plusieurs facteurs qui entrent en jeu pour aboutir à un accident. Mais à Kissidougou ici, il y a deux causes qui sont à la base de la plupart des accidents: c’est l’excès de vitesse et l’alcool au volant. Les usagers de la route qui sont en état d’ivresse aiment la vitesse et ils ne contrôlent rien autour d’eux. Dans la plupart des cas, quand il y a accident, on vient trouver l’alcool avec eux. Celui qui prend l’alcool et se met au volant, quand il tue quelqu’un dans l’accident, il doit être traité comme un criminel. A part ces deux facteurs, il y a aussi un phénomène regrettable qui prend de l’ampleur à Kissidougou, c’est le cas des mineurs au volant. Mais cela dénote de l’irresponsabilité des parents, des maîtres de garages et de certains chauffeurs qui donnent les véhicules aux mineurs.
Ensuite, on peut citer aussi le mauvais dépassement, le mauvais stationnement, des ralentisseurs sauvages, l’envahissement des routes et la surcharge de passagers’’, a-t-il énuméré.
Le commissaire spécial a mis cette communication à profit pour mettre la lumière sur les difficultés auxquelles son équipe est quotidiennement confrontées.
‘’Aujourd’hui, Kissidougou compte officieusement 25 quartiers, c’est l’une des plus grandes villes de la Guinée en terme de densité. En plus, à cause de sa situation géographique, les véhicules qui quittent Guéckédou, Macenta, N’zérékoré, Lola, Beyla et Yomou traversent forcément Kissidougou pour rejoindre Conakry. Donc, imaginez le flux important de la circulation. Face à tous ces facteurs, mon service se trouve confronté à un problème d’effectif. Je n’ai que 4 agents sous la main. C’est pourquoi, il y a beaucoup de cas d’outrages à agents dont nous sommes victimes dans l’exercice de notre mission. Certains citoyens n’hésitent pas à se jeter sur mes agents. Je profite de votre site d’informations pour condamner ces actes d’incivisme de la part de certains usagers qui ne veulent pas se soumettre aux contrôles. C’est compliqué. A côté de ce manque de personnel, il y a aussi le défi logistique. Le commissariat spécial ne dispose que d’une seule moto TVS.
Ensuite, pour faute d’espace, nous sommes contraints d’utiliser le couloir derrière notre siège comme fourrière et ce couloir est tellement restreint que nous sommes obligés de garer certains engins au salon de notre bureau. Vous savez, le commissariat spécial de la sécurité routière est un service transversale. Nous collaborons avec les structures sanitaires, les syndicats des transporteurs ou des motos-taxis, la justice et les services qui délivrent des plaques d’immatriculation. C’est pourquoi, je sollicite auprès des autorités de nous doter en personnel suffisant, afin de mieux contrôler et mieux régulariser la circulation et en même temps minimiser les risques d’accidents à Kissidougou’’, a-t-il précisé.
Depuis Kissidougou, Ousmane Nino SYLLA, pour Lerevelateur224.com.
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