Les évènements tragiques survenus au stade 3 avril de N’Zérékoré, qui ont coûté la vie à des dizaines de morts, restent et demeurent une préoccupation majeure pour les victimes, leurs parents et avocats, ainsi que le collectif des ONGs de défense des droits humains qui, jusque-là, réclament justice.
Selon, Emmanuel Fassou Sagno, coordinateur régional des défenseurs des droits humains à N’Zérékoré, les requêtes dans ce dossier sont pour l’heure sans suite. Ce, malgré non seulement les multiples interpellations de l’État, mais aussi le paiement de la caution demandée par le TPI, devant lequel, la plainte a été déposée.
La réaction du coordinateur intervient dans un contexte où le « le silence » des dirigeants du pays plonge les familles endeuillées dans l’inquiétude et la désillusion. À cet effet, le collectif des ONGs de défense des droits humains a, en marge de la première commémoration de ces événements, attiré l’attention du gouvernement sur cette situation.
‘’Nous avons cette année, tenu à commémorer le premier anniversaire des événements douloureux et tragiques qui sont survenus au stade du 3 avril, le 1er décembre 2024. A cette occasion, nous avons fait une déclaration très importante pour interpeller les autorités en charge de la justice et l’État, qui est le pouvoir central, pour qu’il y ait justice dans cette affaire’’, a indiqué Emmanuel Fassou Sagno.
Dans sa communication, ce défenseur des droits humains affirme que ces événements tragiques qui se sont déroulés au stade 3 avril, à l’occasion d’un match de football, a causé la mort de centaines de citoyens.
‘’Les résultats de nos enquêtes ont montré qu’il y a eu plus de 150 morts, beaucoup de blessés et des personnes disparues, dont on ignore aujourd’hui le lieu où ils existent. On a travaillé avec les victimes, les parents des victimes. Et à l’occasion de la commémoration, nous avons interpellé l’État pour que ce dossier soit diligenté. Et nous avons aussi interpellé le tribunal de première instance, parce que c’est devant ce tribunal que nous avons porté plainte, afin que la justice se mette en mouvement, et que la justice soit faite dans cette affaire. Mais il est regrettable de constater que le dossier n’a connu aucune évolution’’, a déploré Emmanuel Fassou Sagno.
Pour soulager les familles endeuillées dans cette tragédie, l’État est donc, une nouvelle fois interpellé pour que justice soit rendue.
Depuis N’Zérékoré, JOB BEAVOGUI, pour Lerevelateur224.com.
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