Quelques jours après son investiture à la Présidence de la République, le Chef de l’État, Mamadi Doumbouya, a officiellement accepté ce jeudi 22 janvier 2026, la démission du gouvernement dirigé par Amadou Oury Bah. Une étape qui marque le début d’une nouvelle ère politique, après l’élection présidentielle de décembre dernier. Entre rupture et continuité, le président Doumbouya devra choisir.
Un choix cornélien…
Dans la foulée de cette « démission acceptée », la composition du Nouveau Gouvernement est au centre des discussions. Que ce soit au Palais M5, que soit dans certains milieux de la vie politique nationale, les propositions se font et défont au gré des humeurs. Toutefois, des questions subsistent : le Président Doumbouya doit-il reconduire le premier ministre et son Gouvernement, après qu’ils aient véritablement mouillé le maillot, et pendant le référendum constitutionnel et pendant la dernière présidentielle ? Doit-il miser sur les compétences nationales et ouvrir la porte à d’autres, qui n’ont jusque-là pas eu l’opportunité de servir l’État, malgré toutes leurs compétences acquises dans les institutions internationales, ou dans le secteur privé ? Quid des soutiens qui l’ont accompagné du début du processus électoral à ce jour ? Autant de questions qui alimentent les débats et occupent les esprits.
Miser sur un Gouvernement de mission
Après l’élection du président de la République, un choix s’impose forcement : Celui de la mise en place d’un Gouvernement de mission à majorité politique. Ce Gouvernement devra s’atteler à décrisper la situation sociopolitique, promouvoir la culture du dialogue réel, encourager la libération des personnes enlevées, mais surtout, défendre la liberté de la presse.
Ceux qui composeront le prochain Gouvernement devraient être non pas que des politiques tout court, mais surtout, des cadres intègres ayant bâti leur réputation dans les institutions internationales ou dans le privé, avant de migrer en Politique.
Préparer les législatives et communales
Avoir du sang neuf serait bon et bien pour le régime en place, d’autant plus que l’ancien Gouvernement avait fini par montrer ses limites sur le terrain, avec une arrogance qui ne dit point son nom. Surtout dans la perspective de l’organisation des prochaines élections (législatives et communales), le choix des ministres crédibles s’impose. Les populations ne sont plus dupes. Elles savent véritablement qui est qui, qui fait quoi et pour quoi ?
La balle est dans le camp du Général.
Alpha Madiou BAH.

