La première réunion de cabinet de la Mairie de Boké pour l’exercice 2026 s’est tenue ce mercredi 21 janvier 2026, sous la présidence d’Aboubacar N’Diaye, Président de la Délégation Spéciale. Cette rencontre, censée baliser l’action communale pour la nouvelle année, a surtout mis en lumière les graves difficultés auxquelles font face certains services, notamment l’état civil.
À l’ordre du jour, figuraient la revue du plan d’action 2026, la définition des orientations stratégiques et l’identification des obstacles majeurs au bon fonctionnement des services communaux. Des échanges qui ont rapidement révélé un malaise persistant au sein de l’administration locale.
Prenant la parole, Mme Kadiatou Sow, officière déléguée de l’état civil, a dressé un tableau sans complaisance de la situation de son service. Elle a dénoncé les tensions récurrentes avec les usagers, provoquées par les lenteurs du système de biométrie, une problématique d’envergure nationale mais dont les répercussions se font durement sentir à Boké. Retards dans la délivrance des actes, incompréhensions et parfois altercations avec les citoyens : le climat devient de plus en plus pesant pour les agents.
À ces difficultés, s’ajoute le manque criant de moyens matériels. Le service de l’état civil souffre d’un besoin urgent de renouvellement des consommables de bureau, pourtant indispensables à la continuité du service public. Une situation qui freine davantage le fonctionnement d’un secteur déjà sous pression.
Pour de nombreux observateurs, ces efforts restent insuffisants face à l’ampleur des défis.
Cette réunion de cabinet aura ainsi servi de révélateur : sans une réponse structurelle et des moyens conséquents, l’état civil de Boké risque de continuer à être un point de crispation entre l’administration et les populations, au détriment du droit fondamental des citoyens à une identité légale.
Depuis Boké, Mamoudou DIALLO, our Lerevelateur224.com.

