Élu à l’issue de l’élection présidentielle du 28 décembre dernier avec 86,72 % des suffrages, Mamadi Doumbouya, arrivé au pouvoir le 5 septembre 2021, à la suite du coup d’État contre l’ancien président Alpha Condé, a été officiellement investi président de la République de Guinée ce samedi 17 janvier 2026, pour un mandat de sept ans, conformément à la nouvelle Constitution.
La cérémonie de prestation de serment s’est déroulée au stade Général Lansana Conté de Nongo, en présence de plusieurs chefs d’État africains, de hautes personnalités politiques et de nombreuses délégations étrangères venues de divers horizons.
Conformément aux dispositions de l’article 59 de la Constitution, le président élu a prêté serment devant la Cour suprême, présidée par le premier président Fodé Bangoura.
Prenant la parole à cette occasion, le magistrat Fodé Bangoura, 1er président de la Cour suprême, a adressé un message fort au président élu.
‘’L’histoire des nations est rythmée par des instants de haute intensité qui transcendent le temps ordinaire. Ce jour (samedi 17 janvier 2026), est l’un de ces moments fondateurs. Il marque non seulement l’aboutissement d’un processus électoral, mais surtout, la consécration de notre nouvelle architecture institutionnelle, telle que voulue par le peuple souverain de Guinée à travers l’adoption de la Constitution du 26 septembre 2025.
En cette audience solennelle, la Cour suprême gardienne de la loi fondamentale et régulatrice du fonctionnement des pouvoirs publics, siège aujourd’hui non pour juger, mais pour attester. Elle siège pour sceller le pacte sacré entre un homme et son peuple sous le regard vigilant de la loi’’, a-t-il déclaré.
Poursuivant son intervention, le premier président de la Cour Suprême a prévenu le Général Mamadi Doumbouya, – élu avec 86,72% des voix, à l’issue de la présidentielle du 28 décembre dernier – , que la légitimité des urnes n’est pas une fin en soi.
‘’Monsieur le président élu par arrêt numéro 01 en date du 4 janvier 2026, la Cour a proclamé votre élection à la magistrature suprême de notre pays. Ce verdict des urnes, expression libre et démocratique de la volonté générale, vous confère une légitimité incontestable. Cependant, la légitimité électorale, si elle est une condition nécessaire, n’est pas une fin en soi, elle est le prélude à une responsabilité écrasante : celle d’incarner l’Etat, d’assurer sa continuité et de garantir l’indépendance nationale et l’intégrité du territoire’’, a-t-il ajouté.
Et de poursuivre : ‘’la constitution de 2025 sur laquelle vous allez prêter serment dans un instant, n’est pas un simple document juridique. Elle est la boussole de notre vivre ensemble. Elle a été forgée dans la résilience de notre peuple et porte l’espérance d’une République refondée, vertueuse et juste. C’est cette loi fondamentale qui constitue un équilibre des pouvoirs, que vous aurez le devoir impérieux de respecter.
En tant que clé de voûte des institutions, il vous appartiendra de veiller à ce que l’exécutif, le législatif et le judiciaire concourent chacun dans sa sphère à l’idéal commun sans jamais empiéter sur les prérogatives des autres’’, a-t-il alerté, assurant par ailleurs, que le serment prononcé par Mamadi Doumbouya, ‘’est un engagement d’honneur devant la nation et devant l’histoire. Il vous lie juridiquement et moralement. Vous devenez le président de toutes les guinéennes et guinéens. Le protecteur du faible, le garant de l’unité nationale et le serviteur de l’intérêt général’’, a-t-il interpellé.
Conformément aux dispositions de la nouvelle constitution, la Cour suprême a investi le président Mamadi Doumbouya pour un mandat de sept ans.
‘’Monsieur le Président de la République, la Cour suprême, après en avoir délibéré conformément à la loi, prend acte de votre serment et des observations du procureur général, elle vous déclare installée dans vos hautes fonctions de Président de la République de Guinée, pour un mandat de sept ans’’, a-t-il conclu.
Gnama KABA, pour Lerevelateur224.com.
