En Guinée, l’arrivée de chaque nouvel an, est l’occasion parfaite pour les responsables de différents services de se prêter souvent à la présentation de leurs bilans des activités réalisées courant l’année écoulée. Dans une interview qu’il a accordée à notre correspondant régional ce lundi 12 janvier 2026, le directeur régional de la protection civile de Kindia, n’a pas dérogé à la règle.
Dans son exposé, le directeur régional de la protection civile de Kindia a dressé les statistiques de l’année 2025. Il s’est aussi projeté sur les défis et les perspectives de l’année en cours.
‘’L’année 2025, la protection civile de Kindia a eu beaucoup d’interventions par rapport à l’année précédente. Les statistiques enregistrées font ressortir plusieurs types d’actions, notamment les secours des victimes, l’extinction d’incendies, le transport de corps, la couverture d’événements et les opérations de sauvetage, ce qui démontre nos compétences sur le terrain. Elle a effectué 40 sorties de secours à des victimes, 60 interventions d’extinction d’incendies, 12 transports de corps, 3 opérations de sauvetage aquatique et 25 couvertures d’événements au cours de l’année 2025. Nous sommes là pour assurer aussi plus que ça, malgré les difficultés’’, a dressé le colonel Djiba Doukouré.
Pour cet officier de la protection civile, avec l’accompagnement des autorités, son unité est prête à élargir son intervention dans les autres préfectures de la région de Kindia.
‘’Notre objectif est d’être plus efficace sur le terrain, notamment dans les autres préfectures de la région comme Forécariah, Télimélé, Coyah et Dubréka. Nous ne voulons pas être en marge de notre mission. Il faut que nous soyons au cœur des préoccupations liées aux interventions de la protection civile dans toute la région, parce que L’État nous a doté des équipements qui pourraient augmenter nos capacités opérationnelles dont les répartitions sont prévues pour le premier trimestre de l’année 2026’’, s’est-il projeté.
Plus loin, le colonel Djiba Doukouré demande à la population de faire confiance en son service. ‘’Le principal problème reste le manque d’informations de la part de la population. Pourtant, elle doit nous faire confiance, car nous intervenons uniquement pour aider, notamment pour éteindre les feux et éviter leur propagation. Parfois, la population entrave notre travail, comme si nous refusions de faire notre devoir. Pourtant, notre capacité opérationnelle s’améliore et nous sommes prêts à intervenir à tout moment dès que nous sommes informés d’une situation.
La protection civile, ce n’est pas juste pour éteindre le feu seulement. On intervient dans d’autres domaines notamment en haute montagne, c’est-à-dire, des sauvetages aquatiques. S’il y a des tempêtes, on intervient. Les cas d’inondation aussi, les tremblements de terre également, on intervient. Même les feux de brousse, on intervient. L’ouverture d’itinéraires en rase campagne, la protection civile est sur le terrain. Si les conditions sont là, on est capable d’intervenir’’, a-t-il lancé.
Depuis Kindia, Amara dji SYLLA, pour Lerevelateur224.com.
