Ce dimanche 28 décembre 2025, la Guinée vit un tournant majeur de son histoire. 6 768 458 électeurs sont appelés aux urnes pour élire le président de la République, marquant ainsi la fin de quatre années de transition. Neuf (9) candidats sont en lice pour ce scrutin crucial, parmi lesquels, figure le président de la transition, le Général Mamadi Doumbouya.

Dès l’ouverture des bureaux de vote à 7h00, certains citoyens se rendent aux urnes. Sous l’œil vigilant des forces de sécurité, ils se mobilisent pour choisir leur futur dirigeant.
À la sortie du bureau de vote de l’école primaire de Coléah Imprimerie, Cheikh Ahmed Bangoura, un citoyen rencontré après avoir glissé son bulletin dans l’urne, témoigne. ‘’J’ai voté par pragmatisme. Ce que nous voulons, c’est la continuité de l’État et, surtout, la stabilité économique.
Aujourd’hui, je vote pour celui qui peut garantir notre développement et s’assurer que les investissements, comme le projet Simandou, profitent enfin au peuple. On veut juste une vie normale’’, a-t-il déclaré, avant de lancer un appel au calme.
« J’invite tous les Guinéens à voter dans la sérénité. Quel que soit le vainqueur, il sera Guinéen et devra travailler pour tous », a-t-il interpellé.
Quelques mètres plus loin, dans le quartier de Mafanco, Djénab Barry, la quarantaine, affiche fièrement son doigt marqué d’encre indélébile. Après avoir accompli son devoir civique, cette mère de famille exprime des attentes fortes envers le futur locataire du Palais Sékhoutouréya.
‘’J’ai voté avec beaucoup d’espoirs, mais aussi avec exigence. On nous parle de nouvelle Constitution et de nouvelle ère, mais sur le terrain, nous constatons surtout que le coût de la vie augmente. Je veux un président qui s’occupe réellement de l’emploi des jeunes et de l’éducation. Voter est un droit, mais c’est aussi un contrat. Si le gagnant oublie ses promesses dès demain, le désenchantement sera total’’, a-t-elle laissé entendre.
Bien que le vote se soit déroulé dans le calme dans la majeure partie du pays, des retards logistiques ont été signalés par endroits. Les résultats provisoires sont attendus dans un délai de 48 à 72 heures. En attendant, la Guinée retient son souffle, oscillant entre l’espoir d’une stabilité retrouvée et l’incertitude d’un avenir politique encore en construction.
Mamadouba CAMARA, pour Lerevelateur224.com.
