À quelques semaines du scrutin présidentiel prévu le 28 décembre, le candidat du Front national pour la démocratie en Guinée (FRONDEG), Abdoulaye Yero Baldé, a exposé son projet de société lors de son passage en début de semaine sur Radio France Internationale (RFI).
L’ancien vice-gouverneur de la Banque centrale de Guinée et ex-ministre de l’Enseignement supérieur ambitionne de transformer en profondeur l’État guinéen, s’appuyant sur son expérience dans les secteurs public et privé.
Revenant sur les 67 ans d’indépendance écoulées, Abdoulaye Yero Baldé affirme que la Guinée dispose de toutes les ressources pour offrir à sa population des conditions de vie dignes.
‘’Après 67 ans d’indépendance, il est temps que les Guinéens connaissent un peu le bonheur et aient accès à l’eau, à l’électricité, à l’éducation, à la santé’’, affirme-t-il.
Fort de son expérience dans le secteur privé, en Guinée comme à l’international, il estime disposer des acquis nécessaires pour mener les réformes.
‘’Avec mon expérience dans le secteur privé, si bien à l’international que sur le plan national, dans le secteur public, comme vous venez de le dire, ancien vice-gouverneur de la Banque centrale et ancien ministre de l’Enseignement supérieur, je pense avoir tous les acquis qui sont nécessaires pour mener à bien cette réforme de notre État, pour permettre aux Guinéens de vivre dans le bonheur qu’ils méritent. C’est aussi par conviction, par conviction personnelle, aussi une conviction collective des personnes autour de moi, des personnes compétentes, pour qu’on puisse transformer l’avenir de ce pays-là, qui est aussi doté de ressources de toutes sortes, aussi bien sur le plan agricole, sur le plan minier et sur le plan environnemental, pour pouvoir transformer la vie de nos concitoyens, leur offrir un meilleur avenir’’, a-t-il déclaré.
Mieux, le candidat a réaffirmé son engagement pour une justice indépendante et un fonctionnement plus équilibré des institutions.
‘’Nous ferons en sorte qu’il y ait une séparation véritable entre l’exécutif, le législatif et le judiciaire et donner une indépendance aux juges, aux magistrats, à travers des textes bien précis’’, a-t-il affirmé.
Parmi ses axes majeurs, l’ancien ministre de l’enseignement supérieur place l’éducation, surtout des jeunes filles au centre de son programme.
‘’L’éducation est fondamentale. Si on veut créer des emplois, il faut former les jeunes Guinéens et surtout la formation des jeunes filles qui fait défaut dans notre pays. Vous prenez le cycle primaire. Le taux d’achèvement net est de 21 % environ et 18 % pour les jeunes filles, alors qu’il faut mettre l’accent sur la qualité de cette formation et l’accès à l’éducation des jeunes filles’’, a-t-il indiqué.
Selon lui, transformer localement la bauxite en alumine permettrait de créer davantage de la valeur ajoutée. ‘’Nous voulons transformer notre secteur minier aujourd’hui, qui est plutôt porté vers l’exportation de matières brutes, comme la bauxite. Alors que si nous allons simplement la transformer de la bauxite en alumine, vous savez, il y a un enjeu stratégique dans le monde aujourd’hui, les terres rares.
Lorsque vous transformez la bauxite en alumine, vous avez ce qu’on appelle le gallium. Le gallium aujourd’hui, depuis le 1er décembre, le kilo s’est négocié à plus de 1 500 $, contre 400 $ en 2021 et 900 $, il y a un an. Imaginez, c’est multiple fois la tonne. La tonne de bauxite, c’est 60 $. Et donc, un kilo à 1 500 $, vous voyez tout de suite la différence, c’est que ça peut apporter comme ressource pour le pays et transformer fondamentalement l’éducation, la santé, l’agriculture, bien sûr, et assurer une justice indépendante, puisqu’il faut des ressources’’, a-t-il assuré.
Gnama KABA, pour Lerevelateur224.com.
