Le Conseil National de la Transition (CNT) a adopté, le 21 novembre dernier, la loi organique portant sur le régime juridique des partis politiques et autres organisations à caractère politique.
Ce texte, composé de 53 articles répartis en huit chapitres, vise à encadrer plus strictement la création, le fonctionnement, le financement et le contrôle des formations politiques en Guinée.
Réagissant sur cette actualité, chez nos confrères de Cavi médias ce lundi 24 novembre 2025, Hamidou Barry, président du PCDIC, a estimé que l’adoption de cette loi organique constitue une avancée majeure pour la Guinée. Selon lui, elle permettra d’assainir la classe politique guinéenne.
‘’Nous ne disposons pas encore du texte pour nous approprier le contenu de manière succincte, mais à la lecture et aux commentaires des uns et des autres, il y a une certaine nouveauté. Comme vous le savez bien, se constituer en parti politique, le droit d’association, le droit syndical, sont régis par la Constitution. Aujourd’hui, bien sûr, c’est une loi autorisée par la Constitution, mais qu’on lui accorde une certaine crédibilité, c’est-à-dire, un certain nombre d’exigences par rapport aux droits constitutionnels. On ne peut pas laisser la latitude à n’importe qui de se trouver dans l’arène politique.
Vous avez vu, ces derniers temps, les difficultés que les hommes politiques ont eu à connaître. Il y a certains leaders parmi nous qui ne peuvent pas tenir le débat devant l’opinion. Donc, je pense qu’à un moment donné, nous sommes de ceux qui estimons qu’il faut réguler le secteur des partis politiques, tout en veillant à faire en sorte qu’il y ait un minimum de transparence et d’exigences. On ne peut pas demander à l’État, à l’administration, de se soumettre à une certaine norme, à une certaine exigence, étant donné que nous-mêmes, nous sommes incapables de nous y soumettre.
Toute œuvre humaine n’est jamais parfaite, mais pour une fois, je pense qu’il y a eu de l’avancée et que nous pouvons désormais avoir des dispositions qui régissent l’organisation et le fonctionnement des partis politiques’’, a-t-il indiqué.
Cette loi organique prévoit que, pour créer désormais un parti politique en Guinée, il est exigé de fournir les noms de 11 membres fondateurs dans chacune des 33 préfectures et des 13 communes de Conakry. Pour Hamidou Barry, cette disposition est excessive.
‘’Je pense que là, c’est trop demandé, c’est trop exigé, parce qu’un parti politique ne se crée pas comme une entreprise à titre personnel, une société anonyme ou une société à responsabilité limitée. Un parti politique est créé pour faire en sorte qu’il y ait une adhésion de l’ensemble des concitoyens guinéens. Mais exiger, dès le début, ce nombre pléthorique, c’est encore verrouiller ou empêcher la logique de ceux-là qui voudraient se constituer en entité politique à l’avenir’’, a-t-il martelé.
CAMARA Mamadouba, pour Lerevelateur224.com.
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