La commune rurale de Friguiagbé, connue à travers ses activités agricoles notamment liées à la culture de l’ananas, est aujourd’hui confrontée à d’énormes problèmes. Des problèmes axés en grande partie sur la flambée du prix d’ananas, la cherté du prix de l’engrais et d’autres intrants par les agriculteurs, ainsi que la rareté de la clientèle. Une situation qui inquiète les vendeuses de produits agricoles, mais aussi, impacte l’écoulement rapide de leurs marchandises.

Rencontrée, Yarie Soumah, vendeuse à Friguiagbé deux dalles, assise au bord de la route en attente de clients, explique son quotidien.
‘’C’est après la récolte des agriculteurs que nous (les vendeuses) partons acheter avec eux. Mais dès fois, si tu pars à 6 heures, tu ne reviendras qu’à 21h ou 22h, parce qu’il y a trop de monde. Vraiment, c’est des difficultés et le prix de l’ananas est très cher. Le casier c’est à 230 000 GNF et il contient 16 ou 18 ananas. Donc, comment revendre ça en retour pour avoir ton argent investi ? Le transport mais aussi tirer ton profil? C’est très difficile, alors qu’actuellement, il n’y a pas de d’achat et la clientèle est rare. Toute la journée si tu revends 100 000 GNF, c’est que tu as fait beaucoup, nous souffrons énormément ici.
Nous demandons aux autorités de revoir le prix des intrants, parce que c’est ça qui fait que le prix d’ananas est cher. Donc, si le prix des intrants diminue, les agriculteurs aussi diminueront à leur niveau et nous (les vendeuses), on fera la même chose et les clients seront soulagés, nous, également’’, a-t-elle expliqué.

Pour cette autre vendeuse d’ananas, Friguiagbé n’est plus comme avant où il y avait trop de fluidité et de mobilité de la circulation. Ce qui, à ses yeux, permettait l’écoulement des produits rapidement.
‘’Actuellement, le prix est à la hausse, parce qu’on prend le casier d’ananas à 250 000 GNF. Quand tu prends le casier à ce prix, il n’y a que 18 ananas. Comment revendre dans ça ? Faire sortir le prix d’achat du casier, le transport aller-retour et plus le gain? Donc, il faut revendre les gros, un à 25 000 ou 30 000 GNF, ou bien 3 à 50 000 GNF. Dès fois, il y a les agriculteurs qui vous donnent des casiers, vous revendez, après vous payez leur argent. Mais d’autres, vous payez directement et on te remet tes casiers.
Il y a des moments, pour écouler ces ananas, il te faut une semaine, voire plus. Vraiment, nous sollicitons auprès des autorités de diminuer le prix des engrais et aux agriculteurs d’avoir pitié de nous. Sinon, ça ne va pas du tout. Friguiagbé n’est plus comme avant où il y avait trop de fluidité et de mobilité de la circulation’’, a lancé Kadiatou Camara.
Depuis Kindia, Amara dji SYLLA, pour Lerevelateur224.com.

