Le Fonds National pour l’Insertion des Jeunes (FONIJ) a procédé ce dimanche 2 novembre 2025, sur l’île de Room, dans la sous-préfecture de Kassa, à la remise officielle des attestations aux jeunes filles, au total 400, ayant bénéficié de plusieurs sessions de formations, dans le cadre du renforcement des capacités. Ces séances de formations, qui ont démarré le 14 juillet dernier, réparties en plusieurs cohortes, ont porté sur des domaines notamment : le développement personnel, le design graphique, la saponification, ainsi que d’autres filières pratiques destinées à favoriser l’autonomisation économique de la couche juvénile féminine.

L’événement a mobilisé bénéficiaires, autorités locales, formateurs et partenaires techniques. La remise de ces attestations marquaient en effet, la fin de ces séances de formations, organisées dans le cadre du programme la Série FONIJ. La démarche vise à favoriser l’insertion dans les corps de métier des jeunes filles bénéficiaires.
Selon le Directeur Général du Fonds national pour l’insertion des jeunes (FONIJ), cette initiative validée dans le plan de travail annuel de sa direction par le Ministère de la Jeunesse, s’inscrit dans la mission de son institution, visant à promouvoir l’insertion socioprofessionnelle des jeunes, à travers des programmes adaptés aux besoins du marché et aux réalités locales. Aussi, dira Abdourahamane Baldé, elle vise à favoriser l’autonomisation économique et l’insertion professionnelle des jeunes filles.

‘’Elles sont au nombre de 400 jeunes filles qui ont bénéficié de la formation. Elles étaient réparties comme suit : 200 dans le Nexus programme FONIJ en design graphique, en développement web, en personal branding et ensuite, en bureautique, et 200 en saponification pour Conakry. Nous en avons d’autres mais qui n’ont pas encore fini, qui sont à Femina Awards, dans des programmes divers et variés.
Parmi ces bénéficiaires, il y en a déjà des professionnels qui sont en entreprise, il y en a qui ont déjà créé leurs entreprises, parce que ce sont des métiers libéraux, qui ont déjà commencé à produire des services et qui sont disponibles sur le marché, qui sont dans des entreprises. Donc, en réalité, ce sont des programmes impactant. Comme vous le savez, le numérique offre énormément d’opportunités d’emploi de nos jours’’, a-t-il déclaré devant un parterre des journalistes.
Responsabilité fiscale des bénéficies…
Mieux, il ajoute qu’un suivi sera de mise pour les bénéficiaires, rappelant qu’elles doivent être désormais l’espoir de la Guinée dans sa transformation économique.

‘’Elles continueront à être suivies à la fois par les cadres du département, mais également par le Fonds National d’Insertion des Jeunes. Nous continuerons à impacter conformément à la vision de son excellence, le Général Mamadi Doumbouya. Elles doivent s’auto-transformer, à garder cet espoir et à être l’espoir pour notre peuple, à transformer notre économie, à bâtir notre pays à travers un engagement civique dans le domaine également de la fiscalité. Elles doivent produire, elles doivent vendre, elles doivent gagner un chiffre d’affaires, dans lequel chiffre d’affaires, elles ont une responsabilité fiscale, elles doivent payer les impôts et taxes en République de Guinée pour contribuer au développement économique’’, a martelé Abdourahamane Baldé.
Des partenaires engagés auprès du FONIJ
Dans sa démarche d’autonomisation des jeunes filles, conformément à la vision du Chef de l’Etat, le Général Mamadi Doumbouya, le FONIJ a été accompagné par plusieurs partenaires. C’est le cas de Dominique Kpoghomou, représentant de la diaspora guinéenne en Amérique au Conseil national de la transition. Son entreprise a eu la charge d’outiller les jeunes filles bénéficiaires en saponification.

‘’Nous avons formé les 200 jeunes filles en saponification, dont certaines sont déjà en train de travailler à leur propre compte. Toutes les femmes et les filles qui ont été formées chez nous ont validé leur formation et ont eu les compétences qu’il faut. Jusqu’à présent, nous les suivons. Quand il y a des difficultés, nous leur demandons de venir les aider à apprendre davantage, à être performantes pour pouvoir être compétitives sur le marché de l’emploi. Pour moi, cette initiative est extraordinaire, parce que ça motive les jeunes à apprendre et à se prendre en charge’’, a-t-il assuré.
Satisfaction des bénéficiaires…
Au départ, ce sont 1 000 jeunes filles qui avaient postulé pour les deux filières. Après évaluation des dossiers de candidatures par des cabinets spécialisés, 400 d’entre elles, venus divers horizons, ont été retenues. Plus qu’un ouf de soulagement pour Taïbou Diallo, bénéficiaire de la formation en Design graphique. Propriétaire d’une Startup, elle se dit désormais capable de faire des contenus graphiques, afin d’économiser ses revenus.

‘’Je suis très contente d’avoir cette attestation, parce que j’ai choisi cette formation pour être performante en informatique, pour que je puisse exercer ça dans mon entreprise. Il y a beaucoup de choses qu’il faut qu’on paie pour que les gens nous le fassent. Maintenant, je suis obligée d’apprendre ça pour le faire moi-même, au lieu de dépendre des autres.
Avec cette formation, nous avons beaucoup appris et cela nous permettra de réaliser ce qu’on a appris dans nos entreprises et j’encourage d’autres jeunes femmes de venir vers le FONIJ pour suivre des formations. Personnellement, je suis capable maintenant de faire des créations. Et, avec cette formation, je peux faire moi-même pour gagner en temps et pouvoir économiser mes revenus’’, a-t-elle confié, visiblement très satisfaite.




En saponification, les bénéficiaires ont appris les techniques de fabrication de savons artisanaux, la gestion des matières premières, le respect des normes d’hygiène, ainsi que la mise en marché des produits finis. En ce qui concerne le design graphique, elles ont été initiées aux outils numériques modernes, à la conception visuelle et à la création de contenus graphiques.


La cérémonie de remise a été clôturée dans une ambiance festive et conviviale. Le directeur général du FONIJ en a profité, pour annoncer la formation prochaine de 400 autres jeunes filles à l’intérieur du pays, notamment à Boké, Kindia, Siguiri et Kankan. Des initiatives à encourager et à pérenniser.
Alpha.
