Après l’investiture du Dr. Ben Youssouf Keïta comme candidat des NFD à l’élection présidentielle 2025, une voix discordante s’est élevée pour contester ce choix. Il s’agit de celle de Soalaye KOUROUMA, qui réclame la présidence intérimaire de ce parti et dit ne pas reconnaître le choix porté sur l’ancien député de la huitième législature sous la bannière de l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG).
Selon Soalaye Kourouma, le choix porté sur Dr. Ben Youssouf Keïta ne répond pas aux statuts réglementaires du parti. Ce jeudi 30 octobre 2025, le secrétaire national des fédérations de l’intérieur et de l’implantation du parti Nouvelles Forces Démocratiques a pris la parole sur lerevelateur224.com Loin de vouloir rentrer dans les polémiques, Mikaël Diallo a tenu à apporter des éclaircissements sur certaines zones d’ombres. Il a tout d’abord exprimé la gratitude du parti de présenter Dr. Ben Youssouf Keïta à la présidentielle du 28 décembre prochain.
‘’Docteur Ben Youssouf, il n’est pas un inconnu du grand public, c’est un ancien député, un homme engagé, d’une grande moralité et d’une respectabilité incontestées sur la scène politique. C’est pour cela que le choix n’a pas été difficile par rapport à sa désignation comme candidat du parti. Tous les membres et toutes les fédérations de l’intérieur et de l’extérieur ont donné leur approbation à travers le Bureau exécutif national.
Nous sommes très ravis et nous estimons que c’est le candidat idéal pour le parti, mais aussi pour le pays, pour conduire les destinées de la Guinée vers son développement tant attendu’’, a-t-il exprimé avant d’apporter des précisions sur les allégations de Soalaye Kourouma.
‘’Dans toute structure, il peut y avoir des dissidences, mais, nous estimons en tant que structure légale régie par des textes, toute idée contraire doit s’exprimer dans le cadre des textes et au sein du parti. Le parti a les canaux de discussion et d’échange ; et toutes les discussions devraient être à l’intérieur.
Mais malheureusement, quelques-uns de nos amis sont sortis à l’extérieur de ces canaux, à l’extérieur du parti, pour exprimer leur point de vue qui ne concerne pas l’opinion publique, qui concerne les membres du Bureau et les membres du parti. Nous déplorons cela et nous avons pris des dispositions par rapport aux violations flagrantes du statut, du règlement intérieur du parti, en suspendant les personnes qui ont commis ces fautes et prendre d’autres dispositions pour ne pas que ce genre d’incident se répète, parce que ça crée un peu de confusion et ça installe le doute au sein de nos militants.
Personne ne peut se prétendre président d’un parti politique, pas à part un conseil ou bien par un congrès. Et c’est écrit dans l’article 15 du règlement des statuts, personne ne peut sanctionner un président, sauf le conseil. Comment deux ou trois personnes peuvent se réunir et dire qu’ils se proclament président d’un parti politique ? C’est déjà aberrant, à la limite c’est insultant. Mais nous prenons les dispositions pour remédier à cela’’, précise le secrétaire national des fédérations et de l’implantation des NFD.
Concernant les statuts de Soalaye Kourouma et Cie, Mikael Diallo apporte des précisions. ‘’Après le départ du président Dr. Mouctar Diallo, nous avons désigné une présidente par intérim dont le PV est consigné et déposé au ministère de l’administration avec accusé de réception qui ne souffre d’aucune contestation au sein du parti. Maintenant, sur la question, est-ce qu’il faut aller vers un conseil ou un congrès ? Les textes sont clairs :
Les articles 27 et 28 du règlement intérieur et l’article 35 des statuts disent qu’après la démission ou l’incapacité ou la mort du président, on va à un conseil national pour élire un président intérimaire. Et plus loin, dans le règlement intérieur, c’est dit noir sur blanc : ce conseil élit l’un des 4 vice-présidents comme président intérimaire. Après cette élection convoquée en congrès, il peut terminer le mandat en cours. Mais lui, comme intérimaire, ne pourra plus se présenter au prochain congrès pour les élections. Ça, c’est clair, c’est limpide, c’est écrit.
Et nous avons pris des dispositions. Nous avons sanctionné l’ancien secrétaire administratif, Daouda Diallo, suspendu et remplacé. Nous avons suspendu le secrétaire national adjoint de l’information et de la communication, qui est remplacé. Nous avons suspendu Solaye Kourouma, qui était secrétaire national adjoint chargé des affaires électorales. Ils sont suspendus, selon aussi les textes. Et c’est pour cela que nous les avons suspendus. Il y a un cheminement sur lequel ils peuvent revenir, s’ils sont toujours dans l’optique’’, a-t-il détaillé.
Pour ailleurs, le secrétaire national des fédérations de l’intérieur et de l’implantation des NFD a exhibé les correspondances justifiant la suspension de Soalaye Kourouma et Cie, avant de préciser que d’autres dispositions ont été entamées.
‘’On a entamé d’autres dispositions. Aller informer l’autorité compétente (MATD) par rapport à tout ce qui est parti pour les informer de la situation et pour qu’on puisse continuer. Mais au-delà de tout, nous les appelons à revenir à la raison, de ne pas faire une dissidence, de revenir dans la maison. Ils savent qu’ils sont minoritaires au sein du parti, mais le parti a besoin de tout le monde. Nous allons vers des élections, nous allons vers une compétition. Nous les appelons vraiment à la raison, à la responsabilité, à l’intérêt supérieur du parti’’, a lancé Mikael Diallo.
Ci-dessous, tous les documents y afférents

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Mohamed FOFANA, pour Lerevelateur224.com.

